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Une lettre troublante de Muller présentée au jury

Elle indique comment il aurait tué et démembré son partenaire de musique

Raymond Henry Muller

Photo courtoisie de la cour

Le musicien accusé d’avoir tué à coups de guitare un membre de son groupe aurait avoué son crime dans une note, mais aussi d’avoir démembré son cadavre et de l’avoir jeté aux ordures pour ensuite faire comme si de rien n’était.

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« J’ai disposé du corps dans trois conteneurs différents [...], ses objets personnels ont été jetés dans des poubelles sur le Plateau », aurait écrit Raymond Henry Muller dans une lettre présentée au jury, lundi au palais de justice de Montréal.

Muller, 54 ans, subit son procès pour meurtre prémédité et outrage au cadavre de Cedric Gagnon, un musicien de 39 ans avec qui il jouait dans un logement de la rue Bernard, surnommé le Rock Hotel.

Sauf que le 4 juillet 2018, pour des raisons qui n’ont pas encore été expliquées au jury, Muller aurait tué son partenaire de musique, à coups de guitare basse. L’affaire a d’abord été classée comme une disparition, jusqu’à ce que Muller fasse une tentative de suicide deux mois plus tard et que les policiers découvrent une lettre de confession.

Raymond Henry Muller

Capture d’écran TVA Nouvelles

Raymond Henry Muller

Il va ensuite jouer

Dans la note attribuée à Muller, on souligne que Cedric Gagnon dormait sur un sofa quand il a été tué, et que le corps a ensuite été amené dans la salle de bain, pour y être découpé à l’aide de divers outils.

« J’ai rangé ce que je pouvais dans le frigo et sur le balcon, puis passé la journée à nettoyer », peut-on lire dans la lettre.

Et une fois le travail terminé, il serait allé rejoindre des amis musiciens en Ontario, comme si de rien n’était.

« J’avais ma guitare basse avec moi, sans avoir réalisé qu’elle était craquée, indique la note. J’ai été jouer en mentant à mes partenaires de musique quand ils me questionnaient. »

Semblant rongé par les remords, Muller n’aurait pas gardé son secret bien longtemps, avouant tout avant de faire une tentative de suicide ratée.

« Ce que j’ai fait est vil et inconcevable, il n’y a pas de mots pour le décrire, peut-on lire dans la lettre remplie d’excuses. Le mieux que je puisse dire, c’est que je suis un bon à rien. »

Le procès, présidé par la juge Lyne Décarie, se poursuit mardi.