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La police pourchasse les récalcitrants

Manifestants contre le couvre-feu et policiers ont joué au chat et à la souris dans une atmosphère tendue au cœur du centre-ville de Montréal hier après 20h.

Éparpillées dans les environs de la rue Sainte-Catherine, des dizaines et des dizaines de personnes ont tenu en haleine les policiers pour la deuxième soirée consécutive. 

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« On a déjà vécu Boston-Canadien [au hockey en 2008], mais je pensais pas que ça allait autant se passer [hier] », témoigne Fred Carrier, un résident du secteur qui craignait surtout pour sa voiture stationnée non loin.  

Les manifestants, beaucoup moins nombreux que la veille, ont fait éclater des pétards et des feux d’artifice dans l’heure suivant la tombée du couvre-feu, devancé à 20 h depuis dimanche. 

Le Journal a aussi été témoin de plusieurs arrestations de jeunes masqués ou même cagoulés, dont certaines ont eu lieu devant des vitrines de grands magasins.

Dans quelques cas, la police a poursuivi en voiture ou à vélo les récalcitrants qui prenaient la fuite. 

La plupart des protestataires n’ont pas scandé de slogans ou brandi de pancartes lors de ce rassemblement, qui semblait, somme toute, désorganisé.

Peu avant le début du couvre-feu, le Service de police de la Ville de Montréal a néanmoins dû réaffecter ses agents, puisque les manifestants étaient attendus de pied ferme dans le Vieux-Port, comme la veille.

À l’heure de mettre sous presse, il était trop tôt pour chiffrer le nombre d’arrestations ou d’amendes distribuées pour bris de couvre-feu. 

Et vers 21 h 30, le calme était pratiquement revenu au centre-ville. 

Pas de casse 

Dimanche soir, un premier rassemblement qui réunissait des centaines de personnes a dégénéré et les vitrines de plusieurs commerces du Vieux-Montréal ont été fracassées, mais rien de tel n’a été observé hier soir.

Ailleurs à Montréal, d’autres citoyens ont choisi de faire résonner leurs casseroles sur leur balcon pour marquer leur opposition au couvre-feu en temps de pandémie.

Des manifestations similaires pour dénoncer l’imposition d’une telle mesure ont été observées en Allemagne, en Suisse, en Grande-Bretagne ou encore en Autriche dans les dernières semaines.