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Sept-Îles : Pas de référendum contre un projet domiciliaire contesté

Un projet domiciliaire à Sept-Îles qui fait l’objet de contestations ne pourra pas être bloqué par voie de référendum.

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Le conseil municipal de la ville de la Côte-Nord a créé toute une surprise lundi soir en divulguant cette information lors du Conseil municipal.

Plusieurs citoyens croyaient pouvoir empêcher un changement de zonage. Ce ne sera pas possible en vertu de la loi. La Ville a admis son erreur ce qui a créé beaucoup de déception.

«J’ai été estomaqué, j’ai été extrêmement surpris», a affirmé en entrevue avec TVA Nouvelles Éric Lavoie, un citoyen de la rue Holliday, voisin du futur développement.

Ce citoyen et d'autres résidents du secteur viennent de perdre le principal levier qui leur aurait permis d’empêcher le développement du projet domiciliaire dans un boisé derrière leur résidence.

«Tout d’un coup, on nous sort un lapin du chapeau et on nous dit : finalement il n’y a plus de référendum», a poursuivi M. Lavoie.

Jusqu’à lundi soir, ces citoyens croyaient pouvoir exiger la tenue d’un référendum sur un règlement de zonage prévoyant la création d’une zone résidentielle en remplacement d’une zone industrielle. Or, ce n’est pas le cas selon un avis juridique commandée par la Ville.

«On s’est fait ramener à l’ordre», a expliqué le maire Réjean Porlier.

Selon lui, l’administration municipale aurait dû modifier le zonage de ces terrains lors de la refonte de son plan d’urbanisme en 2014. Lundi soir, cet oubli a été corrigé par l’adoption d’un règlement de concordance.

Le maire s’est excusé de la confusion que cela a pu provoquer chez les citoyens tout en défendant le principe de la loi.

«Si on prenait pour acquis que des citoyens qui sont limitrophes au développement pouvaient bloquer le changement d'un plan d'urbanisme d’une ville, il n'y a pas une ville au Québec qui pourrait se développer», dit M. Porlier.

Il a toutefois assuré que la Ville défendra les intérêts des citoyens de la rue Holliday dans ses négociations avec les promoteurs du projet. Ces derniers n’étaient pas disponibles pour une entrevue, mais une porte-parole a souligné que l’adoption du règlement de concordance est bien accueilli et qu’ils restent ouverts à dialoguer avec les citoyens.

Éric Lavoie à quelques doutes. «Au niveau des citoyens de la rue comme tel, ce qu’on a demandé comme aménagement, on a toujours une fin de non-recevoir. C’est pour ça que nous, on va continuer à mettre de la pression sur le promoteur. Il y a l’aspect légal dont je me questionne.»

Cent cinquante citoyens ont déjà signé une pétition pour exprimer leur opposition au projet dans sa forme actuelle.