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Université Laurentienne: les étudiants dénoncent des coupures «dévastatrices»

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La Fédération des étudiantes et étudiants – Ontario (FCEE) se dit préoccupée par les coupures «dévastatrices» annoncées par l’Université Laurentienne dans plus du tiers de ses programmes d’enseignement. 

Lundi, l’Université Laurentienne annonçait l’abolition de près de 70 programmes dont plusieurs sont dispensés en français, impliquant un licenciement massif de professeurs.

Le passage à la trappe de certains programmes francophones est perçu par l’organisation étudiante qui revendique quelque 350 000 membres comme un «mépris» du gouvernement envers les francophones.

La fédération en veut pour preuve les compressions antérieures des budgets des services et de l'enseignement en français.

«Le gouvernement actuel a montré à maintes reprises que les étudiantes et les étudiants francophones et les services sur lesquels ils comptent sont les premiers à subir les coupures», a déploré par communiqué, lundi, Sébastien Lalonde, président de la FCEE pour l’Ontario.

Le recours à la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies est jugé «antidémocratique» par les étudiants. C’est la première fois, en effet, qu’une université publique se soumet à un tel mécanisme juridique, réservé en principe aux entreprises privées.

«Il est inacceptable que les étudiantes et les étudiants, qui ont tant investi dans leur éducation, subissent les conséquences de difficultés financières créées par des décisions administratives imprudentes et l'affaiblissement du financement public des universités», a dénoncé Kyla Weiler, représentante à l’Exécutif national de la FCEE.

La FCEE interpelle le ministre des Collèges et Universités Ross Romano pour assurer un «financement suffisant» à l’Université Laurentienne.