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Accusé d'avoir posé de nombreux gestes à caractère sexuel, le sexagénaire nie catégoriquement

Bloc Justice

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Un homme de Lévis qui est soupçonné d’avoir agressé sexuellement une mère et sa fille, à deux époques bien distinctes, a nié en bloc, mercredi, les nombreuses accusations portées contre lui.  

Marc Poulin, un fiscaliste de 64 ans, subit son procès depuis le début de la semaine devant la juge Sandra Rioux.  

Sur l’acte d’accusation, il lui est reproché, entre les années 1978 et 1986 en Beauce et à Lévis, d’avoir agressé sexuellement, attenté à la pudeur et commis des actes de grossières indécences à l’égard de sa première présumée victime qui était alors âgée de 10 ans lors des premiers gestes présumés.  

Une quinzaine d’années se sont écoulées puis Poulin s’en serait pris à la fille de sa première victime. À son endroit, entre les années 2002 et 2013, il aurait posé plusieurs gestes de nature sexuelle. Au début des présumées agressions, la jeune fille avait 7 ans.  

Il nie catégoriquement

Amené à la barre des témoins pour assurer sa défense, l’homme a catégoriquement nié les agressions qui lui sont reprochées et qui se seraient notamment déroulées alors qu’il était propriétaire d’un casse-croute à Saint-Bernard.  

Questionné par son avocat, Me Charles Levasseur, l’homme a expliqué à la Cour que jamais il n’aurait pu commettre les gestes qui lui sont reprochés puisque la jeune fille n’est jamais venue seule au commerce. « Ce n’est jamais arrivé, madame la juge. Jamais», a-t-il témoigné.  

Pour chaque événement reproché et énuméré par Me Levasseur, comme le visionnement de films pornographie, les attouchements aux seins ou aux parties génitales l’homme a nié. Même chose lorsque questionné à savoir s’il avait déjà demandé à l’enfant de toucher son pénis et de le masturber. « Ce n’est jamais arrivé», a-t-il martelé.  

Agressions des années 2000

Concernant la deuxième séquence d’événements, pour des gestes présumément posés au début des années 2000, une fois de plus, l’homme a nié catégoriquement.  

Jamais il n’aurait regardé de film pornographique avec la jeune fille ni ne se serait promené devant elle, robe de chambre ouverte et pénis en évidence. Il a également nié s’être trouvé près d’elle, dans un spa, alors qu’elle se masturbait avec une bouteille de bière.  

« Je ne peux même pas m’imaginer qu’une enfant pense à ça! Et je suppose que si c’était arrivé, ça aurait créé des dommages...», s’est-il insurgé. 

Le procès se poursuit jusqu’à vendredi.