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Feu vert du gouvernement à une ligne d'Hydro-Québec vers le Maine

Joël Lemay / Agence QMI

Le gouvernement a donné son feu vert à la construction d'une nouvelle ligne à haute tension de 103 kilomètres visant à acheminer de l'électricité vers le Maine.

En vertu du projet, Hydro-Québec va entamer la construction d'une ligne de 320 kV partant de son poste des Appalaches, à Saint-Adrien-d'Irlande dans la région de Chaudière-Appalaches, pour se rendre jusqu'à la frontière avec le Maine, où elle sera raccordée à la ligne New England Clean Energy Connect (NECEC), en cours de construction.

«Une étape importante est franchie aujourd'hui dans ce projet qui aura un impact considérable dans la lutte contre les changements climatiques et qui générera des retombées économiques chez nous et chez nos voisins au sud de la frontière», s'est réjouie la présidente-directrice générale d'Hydro-Québec, Sophie Brochu.

L'approbation du projet, annoncée mercredi, mais obtenue lors d'un conseil des ministres tenu le 7 avril, était l'avant-dernière étape nécessaire avant d'entamer la construction. Hydro-Québec a cependant toujours besoin de l'approbation de la Régie de l'énergie du Canada avant de pouvoir commencer à planter ses pylônes. Cette décision est attendue au cours du printemps, tandis que la ligne pourrait éventuellement être mise en service en 2023.

Au total, Hydro-Québec espère exporter, grâce à cette nouvelle ligne, près de 10 térawattheures par année, majoritairement au Massachusetts (9,45 TWh) et un peu dans le Maine (0,5 TWh), pendant une période de 20 ans.

Du côté américain, la construction de la ligne NECEC est déjà entamée et une nouvelle phase des travaux s'est ouverte en février dernier.

Autant NECEC qu'Hydro-Québec avancent que le projet permettra d'éviter l'émission d'au moins 3 tonnes de CO2 par année, ce qui représente 700 000 voitures de moins sur les routes.

«Avec ce projet majeur de ligne d'interconnexion Appalaches-Maine, le gouvernement du Québec soutient ses voisins du sud dans la lutte contre les changements climatiques. Je suis fier que le potentiel immense de notre territoire fasse partie de la solution pour permettre de réduire notre empreinte carbone», a commenté le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette.

Son collègue à l'Énergie et aux Ressources naturelles, Jonatan Julien, estime quant à lui que ce projet est un pas de plus «pour engager le Québec dans le chemin de la relance économique».