/news/coronavirus

La Côte-Nord de retour en zone orange

La Côte-Nord bascule en zone orange à compter de 20 heures mercredi, si bien que les mesures sanitaires seront resserrées, avec le retour d’un couvre-feu à 21 h 30 et la fin des rassemblements privés.

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

• À lire aussi: 1559 nouveaux cas au Québec

• À lire aussi: La Côte-Nord bascule en zone orange

La décision du gouvernement est accueillie avec résignation un peu partout dans la région. En Haute-Côte-Nord et dans la Manicouagan, les élus comprennent que la Santé publique devait agir avec l’arrivée des variants et les éclosions.

La plupart des 43 cas actifs en Côte-Nord sont situés dans ces deux MRC, mais il y en a ailleurs sur le territoire. Mille deux cents tests de dépistage ont d'ailleurs été réalisés depuis lundi

«C’est important certaines activités pour la santé mentale, mais la situation actuelle ne permet pas de maintenir ces acquis du palier jaune. On doit intervenir très rapidement pour corriger la situation. Et après, on fera une réévaluation pour une décision», a expliqué Richard Fachehoun, médecin conseil en santé publique au CISSS de la Côte-Nord.

Mais à l’autre extrémité du territoire, en Minganie, on aurait plutôt apprécié qu’il y ait une distinction à l’intérieur même de la Côte-Nord, parce que les résidents de Baie-Comeau peuvent toujours se déplacer à Havre-St-Pierre où la situation est moins dramatique avec un seul cas actif. «Les gens sont très déçus de la décision qui a été prise de nous mettre en orange, parce que pour eux, ils respectent les normes, mais ils sont pénalisés pour une région qui est à 450 kilomètres de chez nous, 5 heures de route!», s’est exclamé le préfet de la Minganie, Luc Noël.

En plus du couvre-feu à 21h30 et la fin des rassemblements privés, un des changements majeurs en zone orange, c’est que les bars devront maintenant fermer leur porte après avoir été ouvert une vingtaine de jours.

Au bar la Boulathèque de Baie-Comeau, le gérant Jean-Luc Pigeon espère rouvrir ses portes le plus rapidement possible. «À la moindre petite étincelle, on a peur que tout explose! On nous arrête encore. Ce coup-là, il est dur. Moi je le prends dur, mais le "staff" le prend encore plus dur, a déploré l'homme d'affaires.

«J’espère que ça ne fera pas de dommage à long terme. J’aimerais pas ça perdre du monde ou des clients. J’aimerais ça quand ça va aller bien, qu’on n'attende pas un mois et demi à un cas par semaine pour rouvrir», a ajouté M. Pigeon, qui doit fermer son établissement pour une troisième fois depuis le début de la pandémie.

Dans la même catégorie