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Les entreprises ambulancières privées craignent une nationalisation des services ambulanciers

Photo d'archives, Agence QMI

La Coalition des entreprises de services paramédicaux du Québec (CESPQ) a exprimé ses craintes, mercredi matin, à l'idée de voir le système ambulancier au Québec être nationalisé.

L'organisation s'attend à ce que le Comité national de transformation du système préhospitalier d’urgence, présidé par le haut fonctionnaire Michel C. Doré, présente en après-midi un projet visant à mettre en place une structure centralisée dédiée à la gestion des opérations des services paramédicaux.

«Bien que nous convenions de la nécessité d'un transfert d'informations du terrain vers le gouvernement, il nous semble complètement superflu de créer une nouvelle entité bureaucratique centralisée afin de gérer les opérations des services paramédicaux de tout le Québec», ont déploré Lise Goyer et Maxime Laviolette, porte-paroles de la CESPQ.

«Ce projet doit donc être rejeté par le gouvernement, d'autant qu'il donne l'impression d'une première étape vers la nationalisation des services ambulanciers en région», ont-ils ajouté.

La coalition croit que Québec doit plutôt miser sur la mobilisation des entreprises paramédicales dans leur volonté de contribuer à l’amélioration des services et des soins.

Elle demande au gouvernement de s’engager à créer un ordre professionnel des paramédics pour mieux encadrer leur travail sur le terrain.

«Nous continuons d'appuyer l'idée d'un modèle agile pour le Québec, particulièrement après les leçons tirées de la première et de la deuxième vague de la COVID-19», ont ajouté les porte-paroles de la CESPQ.

Peu probable

Dans une déclaration envoyée à l’Agence QMI, le Cabinet du ministre de la Santé et des Services sociaux a fait savoir que la nationalisation des entreprises ambulancières n’était pas un scénario envisagé par le gouvernement.

«Le ministre Christian Dubé va continuer d’aller de l’avant avec l’amélioration des services préhospitaliers d’urgence au bénéfice des Québécois», a indiqué le Cabinet, qui croit que les craintes exprimées par la CESPQ ne sauraient être attribuées au personnel du préhospitalier dans son ensemble.