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Volte-face : pas nécessaire de porter le masque au golf

Il ne sera finalement pas nécessaire de porter le masque à l’extérieur lorsqu’on joue au golf. Le premier ministre du Québec François Legault a tranché et annoncé ce qui a été perçu comme une spectaculaire volte-face, mercredi.

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«Au cours des derniers jours, plusieurs personnes sont revenues sur l’obligation du port du masque à l’extérieur. L’objectif de cette mesure, c’est d’empêcher la transmission du virus quand des personnes d’adresses différentes restent à moins de deux mètres, a ainsi précisé le premier ministre sur sa page Facebook, mercredi après-midi. J’ai donc demandé de préciser le décret pour que cette obligation s’applique seulement aux situations où il peut être difficile de respecter en tout temps la distance de deux mètres avec des personnes qui n’habitent pas avec nous.»

«Dans une situation où on est certain de toujours rester à plus de deux mètres, comme par exemple le tennis ou le golf, ou assis dans un parc, il n’est pas nécessaire de porter le masque», a ajouté M. Legault.

Cette nouvelle consigne viendra certainement soulager les amateurs de golf et calmer les partis d’opposition qui, pour leur part, estimaient que le resserrement des consignes entourant le port du masque à l’extérieur n’avait pas été assez bien expliqué par le gouvernement Legault.

Des doléances entendues

La décision d’imposer le masque avait d’ailleurs été «très mal accueillie» par l’industrie du golf, qui demandait justement au gouvernement de revenir vite sur sa décision et d’exempter les golfeurs du règlement. Depuis mardi, l’industrie se retrouvait forcée de calmer le jeu devant la grogne des golfeurs qui ne comprenaient pas la décision de Québec les obligeant à porter le masque durant toute la durée de leur ronde.

«On cherche encore des explications», déplorait le président de l’Association des clubs de golf du Québec, Martin Ducharme, mercredi matin, lorsqu’interrogé par TVA Nouvelles.

«C’est très mal accueilli, autant par l’industrie que par la clientèle golfique, avait-il résumé. Moi je ne la comprends pas, mais pas du tout la décision.»

«La décision du gouvernement du Québec [...] cause un préjudice extrême non seulement aux clubs de golf, mais d’abord et avant tout aux golfeurs», avait pour sa part écrit le président de la Table de concertation de l’industrie du golf du Québec, Jean-Pierre Beaulieu, dans une lettre ouverte.

Les doléances ont visiblement été entendues par le gouvernement Legault.

(Avec la collaboration de TVA Nouvelles)

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