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La gestion d’un cas de variant qui soulève des questions

Quelque 47 clients ont fréquenté la clinique de podiatrie de l’Université du Québec à Trois-Rivières en même temps qu’une stagiaire qui recevait un test positif de COVID-19, le surlendemain, qui s’avérera être un variant.

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Une semaine plus tard, ils sont plusieurs à avoir finalement été contactés par les autorités universitaires pour leur en faire part.

«On m’a demandé si j’avais été contacté par la santé publique. J’ai dit non. La personne là-bas était très perplexe. Elle m’a dit je vais vous envoyer la lettre», a relaté Marie-Marthe Roy, une des clientes du 6 avril.

La lettre en question est celle par laquelle le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec a avisé le personnel et les étudiants de la clinique qu’un cas de variant avait été détecté. Les destinataires étaient invités à subir un test de dépistage et à s’isoler.

L’université aurait tenté à trois reprises de joindre la santé publique, mais sans succès. Devant le silence, on dit avoir joué de prudence en transmettant la lettre à tous les clients. On les invitait par la même occasion à entrer en contact avec les autorités sanitaires.

Pendant que Marie-Marthe Roy est invitée à s’isoler, une autre cliente, Isabelle Héroux reçoit plutôt la directive ferme d’aller subir un test de dépistage. Elle, son conjoint et son fils doivent par ailleurs se placer en isolement en attendant les résultats.

«J’ai eu un rendez-vous hier autour de six heures, entre-temps la santé publique m’a appelé pour me dire que c’était vraiment très important, de m’isolé, que mon conjoint soit isolé, que mon fils soit isolé, que c’était un cas de variant. La dame de la Santé publique m’a dit qu’elle aurait souhaité me donner ce petit coup de fil là un peu plus tôt», a expliqué Isabelle Héroux.

Le CIUSSS de la Mauricie-et-Centre-du-Québec a refusé les demandes d’entrevue de TVA Nouvelles. On insiste cependant pour dire qu’une enquête épidémiologique rigoureuse a été menée. Que tous les contacts à risque avaient été rejoints. Et que l’Université a peut-être pêché par excès de prudence en transmettant la lettre à ses clients.

Les autorités universitaires ont voulu se faire rassurantes, dans les circonstances. On assure qu’aucun autre cas n’a été détecté depuis le 6 avril. La clinique rouvrira le 21 avril prochain, après que l’ensemble du personnel et les étudiants qui y travaillent aient subi un autre test de dépistage.

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