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La vaccination pour tous débuterait «vers la fin mai» au Québec

La population générale devrait avoir accès au vaccin « vers la fin mai », estime le ministre Christian Dubé, qui signale aussi que les pharmaciens ont maintenant la « flexibilité » nécessaire pour vacciner leurs clients de moins de 60 ans qui souffrent de maladies chroniques. 

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Considérant les quantités de vaccins disponibles, le ministre de la Santé demeure confiant que la vaccination en cours des groupes 8 et 9, soit certains malades chroniques à haut risque et les travailleurs essentiels, sera complétée d’ici la fin du mois prochain. 

Dès lors, « on va être capable de passer à la population générale », a indiqué le ministre Dubé, lors d’un point de presse à Beauceville, jeudi après-midi. 

L’objectif du gouvernement demeure celui d’offrir une première dose à l’ensemble de la population adulte d’ici le 24 juin prochain. 

M. Dubé a également répété que la santé publique évalue la possibilité d’élargir l’offre du vaccin d’AstraZeneca à d’autres groupes d’âge que les 55 ans et plus. 

« Soyez patients pour quelques jours », a dit le ministre. 

Malades chroniques 

M. Dubé s’est aussi défendu jeudi d’avoir laissé tomber les malades chroniques de 60 ans et moins qui n’ont pas encore accès à la prise de rendez-vous. Il mise sur les pharmaciens pour vacciner ceux qui, parmi leurs clients, souffrent de maladies chroniques, mais qui ne sont pas hospitalisées ni suivis en ambulatoire. 

Tel que rapporté dans nos pages, ces derniers sont nombreux à ne pas comprendre pourquoi ils ne sont pas vaccinés en priorité, alors que c’est ce que la santé publique leur laisse miroiter depuis le début de l’hiver. 

Appelé à commenter l’exemple d’une jeune femme de 30 ans qui souffre de diabète, « son pharmacien qui lui donne sa médication peut, lui, prendre la décision de la vacciner, a indiqué M. Dubé. [...] On est rendu là. » 

Pas assez de doses

Or, pour l’instant, « on n’a pas assez de doses et on n’est pas encore rendus là », a réagi le président de l’Association des pharmaciens propriétaires, Benoit Morin. 

« Ça va se passer, mais probablement un peu plus tard », a dit M. Morin, qui espère malgré tout que les malades chroniques auront accès à la prise de rendez-vous par Clic Santé, avant la population générale. 

Actuellement, les pharmaciens sont inondés d’appels de malades chroniques qui peinent à comprendre l’ordre établi par la santé publique, ce qui génère de la frustration. 

« C’est l’enfer et ça paralyse nos opérations courantes », a raconté M. Morin. 

Plus tôt au Salon bleu, la députée libérale Marie Montpetit a d’ailleurs reproché au ministre Dubé d’avoir « induit les malades chroniques en erreur ». 

« Des médecins, en ce moment, sonnent l'alarme justement sur les risques de complications, d'hospitalisation de ces malades, a soulevé Mme Montpetit. Est-ce que le ministre peut revenir sur sa décision et rassurer les personnes qui ont des maladies chroniques, qu'il va les prioriser réellement? » 

« L'opposition qui fait entrer la politique dans cette situation sensible », a répliqué le ministre, en se réfugiant derrière les recommandations de la santé publique. 

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