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«Le show-business vient de perdre un gros morceau»

«Sans mots», «bouleversé»: Renée Martel et Mario Pelchat, deux amis proches de Michel Louvain avec qui le Journal a pu s’entretenir, sont sous le choc depuis l’annonce de son décès, mercredi soir. 

«Le show-business vient de perdre un gros morceau, quelqu’un de bien important. Il est à l’origine du métier qu’on fait», a confié Renée Martel, qui a tissé des liens amicaux étroits avec Michel Louvain il y a plus de quarante ans. 

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«Nous étions des amis dans la vie, on fêtait nos anniversaires ensemble. Je l'aimais et c'était réciproque. Mon Dieu, mon Dieu», s’est-elle exclamée. 

Renée Martel

Photo Pierre-Paul Poulin

Renée Martel

«Je perds quelqu’un d’extrêmement précieux.» 

«Grande classe»   

Complètement bouleversé, Mario Pelchat, qui côtoie le disparu depuis ses débuts quand le chanteur de La dame en bleu le recevait sur le plateau de son émission De bonne humeur, l’a vanté sans retenue. 

Photo d'archives, JEAN-FRANCOIS DESGAGNES

«Pour moi, c’était un modèle, un monsieur d’une grande classe, un exemple à suivre de rectitude, de rigueur. C’était un monsieur qui était respecté et qui respectait tout le monde. C’était beau de le voir aller. Il avait un charisme indéniable tout en étant quelqu’un d’une grande humilité qui allait à la rencontre de tout le monde. Il n’allait pas juste au-devant des gens connus. Il avait beaucoup d’égards pour les techniciens, pour tout le monde qui travaillait sur les plateaux. Pour lui, il n’y avait pas de hiérarchie, tout le monde était sur un pied d’égalité. Tout le monde le respectait, tout le monde l’aimait.» 

Il avait peur de ne plus pouvoir chanter   

Selon Renée Martel, la pandémie de COVID-19 affectait beaucoup Michel Louvain. «Il avait peur de ne plus faire de spectacles, de chanter et de voir le monde.» 

La pandémie avait d’ailleurs mis un frein à la tournée hommage à Charles Aznavour, mise sur pied par Mario Pelchat et dont il était une des vedettes. 

«J’avais tellement hâte que ça reprenne pour lui dire de vive voix à quel point j’avais été touché quand ma mère était décédée et que lorsque j’étais arrivée au salon, il y avait des fleurs que Michel avait fait envoyer. C’était un geste d’une telle délicatesse.» 

Cette gentillesse et ce souci des autres resteront gravés dans la mémoire de tous ceux qui ont côtoyé ce grand homme. 

«Je suis complètement bouleversé. Je le connais depuis mes débuts. J’ai fait son émission De bonne humeur à plusieurs reprises. Ça fait des années que je le cotoie. On a fait des tournées ensemble.» 

«Pour moi, c’était un modèle, un monseur d’une grande classe, un exemple à suivre de rectitude, de rigueur. C’était un monsieur qui était respecté et qui respectait tout le monde. C’était beau de le voir aller. Il avait un charisme indéniable tout en étant quelqu’un d’une grande humilité qui allait à la rencontre de tout le monde. Il n’allait pas juste au devant des gens connus. Il avait beaucoup d’égards pour les techniciens, pour tout le monde qui travaillait sur les plateaux. Pour lui, il n’y avait pas de hiérarchie, tout le monde était sur un pied d’égalité. Tout le monde le respectait, tout le monde l’aimait.»