/finance/homepage

Les écarts de richesse en forte hausse au Canada depuis les années 1980

Money from Canada: Canadian Dollars. Bills spread and variation of amounts.

Vergani Fotografia - stock.adobe.com

Vingt pour cent des ménages canadiens les plus pauvres avaient une valeur nette négative de 500 $ en 2019 alors que 20 % des plus riches avaient une fortune moyenne accumulée de près de 2 500 000 $. 

Cette concentration financière dans les mains des mieux nantis a fortement augmenté depuis 1980, selon un portrait de l’Observatoire québécois des inégalités dévoilé jeudi.

En effet, depuis les 40 dernières années, la part des 10 % au sommet de la répartition des revenus du marché a augmenté, alors que celle qui revient aux 40 % au bas de la répartition a d'abord diminué, puis stagné.

Le portrait est similaire au Québec, bien que la richesse accumulée en moyenne par les 20 % les plus riches soit moins élevée que la moyenne canadienne. Cela dit, l’endettement est quasi inexistant pour eux.

La redistribution pour stabiliser la situation

Pour réduire en partie ces inégalités, les redistributions fédérales permettraient d’aider à résoudre la situation, selon l'Observatoire.

«Au Québec en particulier, la redistribution par les transferts gouvernementaux et le prélèvement de l’impôt permet de réduire d’environ un tiers les inégalités de revenu du marché. La part du revenu national du marché capté par les 40 % [aux] revenus les plus bas s’est stabilisée autour de 12 % au cours des deux dernières décennies, mais augmente à 22 % avec l’effet de la redistribution», peut-on lire dans un communiqué.

Au Québec, la taille de la classe moyenne était de 47 %. Au Canada, elle est passée de 48 % à 61 %.