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Longueuil: dépôts à neige, source de pollution des rivières

ANNIE T. ROUSSEL/JOURNAL

La Fondation Rivières alerte contre la pollution des rivières et des cours d’eau par les dépôts à neige demande à Québec de revoir les normes gouvernementales pour mieux tenir compte de la fragilité de certains milieux. 

L’organisme cite l’exemple des eaux polluées s’échappant d’un bassin de décantation se déversent directement dans un ruisseau du boisé du Tremblay, connue pour être un refuge faunique de la rainette faux-grillon.

Le président de la fondation, l’ingénieur Alain Saladzius, plaide pour l’amélioration du traitement des eaux émanant des dépôts à neige.

«Les critères de conception sont trop faibles et ne tiennent pas compte du milieu récepteur. Des tests de toxicité devraient être applicables, car des mortalités de poissons ont été constatées», a recommandé M. Saladzius dans un communiqué, mercredi.

«On ne peut tolérer qu'un dépôt à neige, montagne de pollution s'il en est, s'écoule dans une réserve faunique», a dénoncé de son côté Patrick R. Bourgeois pour qui il est «plus que temps de revoir la gestion de ces dépôts».

L’organisme presse Québec de revoir les normes gouvernementales en tenant compte du milieu récepteur, d’autant plus que les bassins de décantation ne permettent pas d’enlever les contaminants provenant des neiges souillées.

La fondation a rappelé sa plainte en 2018 dans un dossier similaire concernant la rivière Magog, déplorant l’inertie du ministère de l’Environnement.

«Cette année la rapidité de la fonte des neiges nous rappelle que les changements climatiques occasionnent des bouleversements dont il faut maintenant tenir compte», a ajouté M. Saladzius. 

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