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Action collective : un Québécois en voie de gagner sa bataille contre le géant Apple

Le combat entre David et Goliath se répète, et cette fois, c’est un Québécois qui est en voie de gagner sa bataille contre le géant Apple. 

Le 28 avril, la Cour supérieure doit se prononcer sur l’approbation d’un règlement de l’action collective de René Charbonneau qui porte sur des ordinateurs MacBook Pro 2011 munis d’un écran de 15 ou 17 pouces qui présentaient des défectuosités lors de leur utilisation.

«Chez certains, il pouvait y avoir une distorsion sur l’écran ou la couleur n’était pas bonne ou encore, l’écran complet était noir», précise l’avocat David Assor, du bureau d’avocats montréalais Lex Group, qui a piloté ce recours.

Si le règlement conclu avec Apple Canada Inc. et la maison mère américaine Apple Inc. est approuvé par la Cour, chaque propriétaire québécois de ces MacBook Pro 2011 ou toute personne qui en a acheté un au Québec - et dont l’appareil éprouvait un problème de carte graphique - pourra réclamer jusqu’à 175 $. Ceux qui ont payé pour le faire réparer avant le 1er janvier 2017 pourront aussi exiger un remboursement complet de cette réparation. Ce règlement survenu en mars est exclusif au Québec et ne s’applique pas aux autres provinces.

Au total, les propriétaires des ordinateurs qui répondent à ces critères se partageront un peu moins de 5 millions $. Même si elle consent à cet accord, Apple n’a reconnu aucune faute, ni responsabilité.

«C’est un bon règlement, commente Me David Assor. S’il est accepté par le juge, il permettra de verser de l’argent à beaucoup de gens, rapidement.»

Il s’agit de l’aboutissement d’un long processus, M. Charbonneau ayant présenté sa demande d’action collection initiale en décembre 2014.

Autre recours collectif contre Apple

Le même bureau d’avocats montréalais vient de déposer le 31 mars une seconde action collective à l’égard d’Apple Canada Inc. et d’Apple Inc., cette fois pour des MacBook, MacBook Pro et MacBook Air des années 2015 à 2019 qui étaient munis d’un clavier à mécanisme papillon sous les touches. Cette technologie présentée comme une avancée s’est finalement avérée une source de problème importante lorsqu’il a été constaté que de simples poussières coincées sous les touches affectaient l’utilisation normale du clavier. Ce recours concerne potentiellement des dizaines de milliers d’acheteurs.