/news/coronavirus

Des incitatifs offerts pour se faire vacciner contre la COVID-19

Des entreprises ont trouvé des idées originales pour inciter leurs employés à recevoir le vaccin contre la COVID-19 le temps venu, tel que d’offrir une montre intelligente ou encore une carte-cadeau à la SAQ.

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

• À lire aussi: Un record: près de 75 000 administrées jeudi au Québec

• À lire aussi: La vaccination pourrait s’étendre aux 50-60 ans ce week-end à Montréal

Les entreprises qui doivent composer avec des mesures restreignantes depuis plus d’un an attendent avec impatience l’ouverture de la vaccination à la population générale d’ici la fin mai.

Et certaines compagnies sont prêtes à récompenser les employés qui vont prendre leur rendez-vous pour se faire vacciner. Cascades, par exemple, va offrir une montre Fitbit à tous ceux qui se prévaudront de ce doit.

«C’est un équipement qui sert à garder la forme. Alors dans un contexte de pandémie où la vaccination est un geste de prévention, nous avons eu l’idée originale de reconnaitre ceux qui vont se faire vacciner en leur remettant une montre Fitbit», a expliqué le directeur des communications de Cascades, Hugo D’Amours.

À Granby, en Montérégie, Industries FM va quant à elle remettre une carte cadeau de 50 $ aux employés vaccinés. Et certaines entreprises vont même jusqu’à donner de l’argent, les employés des Viandes du Breton, à Rivière-du-Loup, dans le Bas-Saint-Laurent recevront ainsi un bonus de 100 $ sur leur chèque de paye en présentant une preuve de vaccination.

Des incitatifs qui sont légaux, mais qui doivent être utilisés avec prudence par les employeurs selon l’avocate en droit du travail, Me. Marie-Claude Riou.

«Comme la vaccination n’est pas obligatoire, les employés qui ne veulent pas ou ne peuvent pas se faire vacciner pourraient intenter un grief ou une réclamation auprès de leur employeur. Il faut être très prudent de ne pas faire de discrimination dans le contexte d’incitatifs en milieu de travail», a précisé l’avocate.

Pour certaines entreprises, comme Verbom, les employés seront libérés pendant leur journée de travail.

«On va les rémunérer le temps qu’ils aient se faire administrer leurs doses, a indiqué le directeur général, Éric Chenevert. C’est important pour nous que le plus d’employés possible soient immunisés pour éviter d’avoir des absences et un arrêt de production en raison de cas de COVID.»

Québec Solidaire a notamment proposé que tous les travailleurs aient une période de quatre heures payée pour aller se faire vacciner.

«Parce que ce n’est pas évident pour tout le monde d’y aller en dehors des heures de travail, et ça éviterait d’avoir de nombreuses plages de rendez-vous inutilisées comme on voit un peu partout au Québec», a soutenu la députée de Sherbrooke, Christine Labrie.

Dans la même catégorie