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PSPP veut appliquer la loi 101 au cégep

Le chef Paul St-Pierre Plamondon rompt avec la position historique du Parti québécois (PQ) et votera en faveur de l’application de la loi 101 au cégep lors du Conseil national du parti, comme le demande son aile jeunesse. 

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«Les jeunes ont parlé de façon très claire. Ça a eu l’effet d’accélérer les discussions au sein de l’aile parlementaire, où il y a beaucoup de réceptivité», a-t-il dit en entrevue avec Le Journal. Sur les médias sociaux, le leader parlementaire Martin Ouellet a dit lui aussi qu’il allait appuyer l’application de la loi 101 au cégep. 

C’est une rupture avec la position historique du parti, et la posture que M. St-Pierre Plamondon avait lors de la course à la chefferie du parti. L’ancien chef Jean-François Lisée s’y opposait vertement, car elle lui faisait craindre une perte de popularité chez les jeunes électeurs. Le vote aura lieu lors du Conseil national du parti, qui se tient samedi et dimanche de façon virtuelle.  

M. St-Pierre Plamondon souligne que 65% des étudiants de collèges anglophones sont francophones ou allophones. Avec une loi 101 plus musclée, ils devraient se tourner vers le réseau français. 

Le chef péquiste soutient qu’il a été convaincu par l’argumentaire de la commission jeunesse du parti. Il proposait plutôt de réduire le financement des cégeps anglophones pour l’arrimer «au poids démographique de la minorité historique anglophone».  

Mais cette idée avait des défauts. Un nouveau gouvernement peut très facilement changer le financement de ces établissements académiques, dit-il. Et cela risquerait de priver de place des étudiants de la minorité anglophone qui auraient à lutter pour un nombre limité de places. La loi 101 viendrait donc garantir «que les anglophones qui le souhaitent puissent terminer leur cursus en anglais».  

Et pour les élèves qui voudraient «perfectionner leur langue anglaise», M. St-Pierre Plamondon propose des échanges d’une session dans des établissements anglophones.  

Ce dernier martèle toutefois que tant que l’indépendance ne sera pas faite, le français restera sous pression. «Mais on ne peut pas demeurer les bras croisés devant le déclin du français», laisse-t-il tomber.