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Refonte du parc Jean-Drapeau: la FCC juge que Montréal n’a pas les moyens

Joël Lemay / Agence QMI

Le projet de réfection majeur du parc Jean-Drapeau annoncé plus tôt cette semaine au coût de 970 millions $ ne fait pas que des heureux.

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La Fédération canadienne des contribuables (FCC) estime que l’administration de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, parle des deux côtés de la bouche en souhaitant dépenser 340 millions $ pour redessiner cet espace vert alors qu’elle affirme qu’il lui manquera chaque année des centaines de millions de dollars pour équilibrer son budget jusqu’en 2024.

Le projet de 970 millions $ devrait aussi être appuyé financièrement par les autres paliers de gouvernement.

«D’un côté, Montréal nous dit qu’elle est dans le trou, d’un autre, elle nous présente un projet de parc à un milliard de dollars», a déclaré vendredi le directeur de la FCC au Québec, Renaud Brossard, par communiqué.

«Montréal n’est pas dans une posture financière lui permettant de proposer des projets pharaoniques», a ajouté M. Brossard, en citant notamment la possible perte de valeur des immeubles au centre-ville en raison de la pandémie, situation qui pourrait faire mal aux finances de la métropole.

Selon M. Brossard, «il est irresponsable pour la Ville de se lancer dans un projet aussi coûteux sans avoir une meilleure idée de ce à quoi ressemblera sa situation financière dans les années à venir».

Dans une réaction acheminée par courriel, la porte-parole de la mairesse Plante, Geneviève Jutras, a indiqué que les «parcs montréalais sont pleins depuis le début de la pandémie, alors visiblement le besoin existe».

«Le plan directeur et d'aménagement du parc jean-drapeau, c'est également l'occasion de mettre en valeur le patrimoine de l'exposition universelle et un projet porteur pour la relance de Montréal, alors que la COVID-19 frappe la population montréalaise depuis plus d'un an», a poursuivi Mme Jutras, mettant aussi en perspective que «des investissements privés sont également prévus au plan directeur».