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Vaccin d’AstraZeneca: Plus de risques de faire une thrombose dans votre salon

Plusieurs Québécois de 55 ans et plus boudent le vaccin d’AstraZeneca de peur de développer des caillots sanguins dans les jours suivants leur inoculation contre la COVID. Un spécialiste se fait rassurant et met les choses en perspective. 

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«Il y aurait un cas de thrombose par 100 000 à 250 000 doses de vaccin administrées. Une femme qui utilise un contraceptif oral a un risque sur 2500 de développer une thrombose; donc 100 fois plus de risques», informe Mathieu Simon, chef de l'unité des soins intensifs de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

Le médecin spécialiste ajoute qu’au Québec, il y a annuellement 150 cas de thromboses par 100 000 habitants. «C’est fréquent ici et partout dans le monde nonobstant la vaccination. On sait comment traiter les thromboses et ce ne sont pas des événements mortels», précise-t-il.

«Vous avez plus de risques de faire une thrombose en restant assis dans votre fauteuil en confinement qu’en allant vous faire vacciner», soutient le Dr Simon.

Le spécialiste rappelle aussi que la COVID crée des thromboses, que des patients en sont d’ailleurs décédés aux soins intensifs, que le risque de succomber au coronavirus est plus grand que celui d’une potentielle thrombose provoquée par la vaccination. 

«Quand on regarde le bénéfice qui découle de la vaccination, c’est un petit risque et une chance sur 250 000 pour revenir à une vie normale», appuie Mathieu Simon. 

La vaccination est le seul rempart contre le variant britannique et les autres variants qui pourraient toucher le Québec, selon lui. «Il faut vacciner le plus de monde possible, le plus rapidement possible. Si j’étais ministre de la Santé, poste que je ne convoite pas du tout, j’ouvrirais la vaccination au AstraZenaca [aux gens de moins de 55 ans]», conclut le Mathieu Simon. 

Écoutez la chronique de Martin Geoffroy, directeur du CEFIR et professeur de sociologie au cégep Édouard-Montpetit