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50e du lancement du projet de la Baie-Jame: il faut mieux honorer Robert Bourassa

Robert Bourassa

Photo d'archives

Il y a 50 ans, le 29 avril 1971, Robert Bourassa lançait le projet de la Baie-James. Un projet gigantesque qui a eu et qui continue d’avoir un impact formidable sur le développement économique du Québec.

Projet innovateur sur le plan technologique, à maints égards et dans diverses disciplines : géotechnique, hydrologie, conception et construction de barrages, production et transport d’énergie électrique, pour ne donner que quelques exemples. 

Une entente historique

La Convention de la Baie-James signée par le Grand Conseil des Cris, les Inuits du Nunavik, les gouvernements du Québec et du Canada, Hydro-Québec et la Société de développement de la Baie-James est une entente historique qui était très novatrice pour l’époque. Cette entente, tant par son esprit que par son contenu, est devenue par la suite une référence pour de nombreux projets dans le monde entier.

Le projet de la Baie-James a aussi été un moteur fantastique pour le développement d’une expertise et de compétences pour de nombreux Québécois et Québécoises partis travailler dans ce pays de géant. Cette expertise et ces compétences ont par la suite été exportées dans le monde entier. 

Pour tous les Québécois et Québécoises qui travaillèrent à la Baie-James, ce fut également l’occasion de découvrir un territoire majestueux d’une richesse naturelle incroyable. L’occasion aussi de prendre la mesure de leur pays, un pays immense.

Comme l’a souvent rappelé Mario Dumont dans les pages de ce journal, si les Québécois peuvent se targuer aujourd’hui d’être plus « verts » qu’ailleurs au Canada, la raison principale n’est pas que les Québécois ont un comportement plus « vert-ueux ». La raison principale se décline en cinq syllabes : Robert Bourassa !

Le véritable héros

Lors de la mise en service de la première phase du complexe de la Baie-James en octobre 1979, Robert Bourassa n’avait pas été invité à se joindre aux dignitaires qui entouraient René Lévesque, le premier ministre de l’époque. Il était au fond de la salle. Les travailleurs de la Baie-James qui assistaient à la cérémonie ne se trompèrent pas, eux, sur l’identité du véritable héros et ils transportèrent sur leurs épaules M. Bourassa du fond de la salle jusqu’à la tribune. 

Le complexe de la Baie-James est un moteur de l’économie du Québec. Alors que nous marquons le 50e anniversaire du lancement de ce projet, il faut saluer ce visionnaire et géant que fut Robert Bourassa. 

Comment Montréal a-t-elle reconnu ce géant de notre histoire ? En donnant son nom à un bout de rue ; faut croire qu’il ne méritait pas une rue complète. Robert Bourassa est un des plus grands Canadiens français du vingtième siècle et un des plus grands patriotes de l’histoire du Québec. Il mérite plus qu’un bout de rue. Pourquoi ne pas donner son nom à l’actuel boulevard Saint-Joseph qui traverse la paroisse Saint-Pierre-Claver où est né M. Bourassa et qui va jusqu’au mont Royal où il vécut avec sa famille ? Le mont Royal où il repose en paix depuis 25 ans cette année.

Jean-Pierre Cloutier

Ingénieur

Montréal

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