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«Le messager anglais»: au service (secret) de son pays

Benedict Cumberbatch se transforme en espion pendant la crise des missiles de Cuba et le résultat est étonnant. L’histoire est vraie, seule la partie sur la crise des missiles cubains est inventée. C’est ce qui rend ce «Messager anglais» passionnant.

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Il s’appelle Greville Wynne (Benedict Cumberbatch, impeccable comme toujours), il est marié à Sheila (Jessie Buckley) et il est vendeur au début des années 1960. Un peu par accident, il est recruté par Dickie Franks (Angus Wright) du MI6 britannique et Emily Donovan (Rachel Brosnahan) de la CIA. Pourquoi, s’il n’est que vendeur? C’est que son travail l’emmène souvent de l’autre côté du rideau de fer. Quoi de plus naturel, dans ce contexte, qu’il serve de contact à Oleg Penkovsky (Merab Ninidze), informateur moscovite.

Le Soviétique lui donne des colis qu’il livre ensuite à différentes adresses de Londres, lesquels renferment des documents contenant des informations capitales. Greville Wynne va de plus en plus souvent en URSS, éveille les soupçons de sa femme qui le pense infidèle. Il n’est pourtant que sérieux et dévoué puisqu’il veut aider Penkovsky et sa famille à passer à l’Ouest.

Mal lui en prend. Il se fait arrêter et emprisonner dans la tristement célèbre prison de la Loubianka. On imagine les tortures (qui ne sont pas montrées) subies et la dureté de sa détention, rendues par un maquillage, des éclairages et des angles de caméra absolument parfaits.

La réalisation dépouillée de Dominic Cooke (le troublant «Sur la plage de Chesil») sert efficacement cette histoire dans la veine du long métrage «Le pont des espions». Et la direction de la photographie, assurée par Sean Bobbitt «Esclave pendant douze ans» confère au long métrage de 111 minutes des qualités esthétiques indéniables.

Note: 3.5 sur 5

«Le messager anglais» peut être visionné grâce à la location sur Illico et les autres plates-formes numériques.