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Les agents de services correctionnels veulent être mieux protégés

Des agents de services correctionnels (ASC) de la prison de Bordeaux à Montréal ont manifesté devant l’établissement, samedi, pour exprimer leur colère envers la direction, «qui refuse de les protéger» lorsque survient une agression physique.

C’est un événement récent qui a mis en lumière un ras le bol généralisé, alors qu’un détenu a agressé plusieurs agents: «C’est en apprenant que la direction venait de lever une partie des sanctions, qu’une centaine d’agents ont décidé de se réunir pour faire connaître leur mécontentement», a expliqué le Syndicat des agents correctionnels du Québec (SAPSCQ-CSN) dans un communiqué.

«Les agents sont écœurés de voir la direction se ranger systématiquement du côté des détenus quand il y a une altercation entre ceux-ci et un ASC», a également indiqué le syndicat, qui estime que la direction générale des services correctionnels «est complètement déconnectée de la réalité».

Pour le président du syndicat, Mathieu Lavoie, cette agression, loin d’être isolée, est symptomatique d’une mauvaise gestion.

«On se sent abandonné par les dirigeants, on se sent abandonné par la ministre, par le ministère de la Sécurité publique, et clairement il faut que les choses changent», a-t-il confié en entrevue à LCN, samedi.

«Il y a beaucoup d’événements de violence sur l’ensemble du réseau actuellement, et oui c’est sur qu’il y a davantage de tension, davantage d’anxiété à l’intérieur des murs.»

Le SAPSCQ-CSN représente plus de 2800 agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.