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Les Québécois veulent le maintien du télétravail

在宅勤務型テレワークでマーケティングの仕事をする女性

Photo Adobe Stock

Une large majorité de Québécois souhaite que les gouvernements continuent de faire travailler les fonctionnaires de la maison, notamment en raison des effets bénéfiques du télétravail sur la qualité de vie et la congestion routière, révèle un sondage Léger.

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Selon un récent coup de sonde réalisé pour le compte du Journal, 68 % des Québécois aimeraient que les fonctionnaires soient maintenus en télétravail lorsque la pandémie sera enfin terminée.

Dans la Capitale-Nationale, où la présence des fonctionnaires est plus forte, ce désir est partagé par les trois quarts des répondants.

C’est aussi à Québec que les gens remarquent, dans une plus grande mesure, les avantages du télétravail : 94 % des répondants constatent un impact positif sur la circulation routière. « L’effet sur la congestion routière est important », note Christian Bourque, vice-président de la firme Léger. 

Après tout, les traditionnels bouchons de circulation créés par les fonctionnaires qui convergent vers le Complexe G se font plus rares, depuis un an.   

  • Écoutez le journaliste Marc-André Gagnon ici   

Troisième lien pertinent ?

Devant cette quasi-unanimité, des investissements aussi importants que ceux prévus pour le 3e lien et le réseau structurant demeurent-ils aussi nécessaires ? 

« On peut se poser la question, soulève le sondeur. Est-ce qu’on est aussi pressés qu’avant ? »

Sans surprise, l’amélioration de la qualité de vie arrive deuxième sur la liste des effets positifs du télétravail.

Pour plusieurs, c’est deux heures de moins de perdues dans le trafic chaque jour. Peut-être une heure de plus travaillée, « ce qui est un gain pour l’employeur », souligne M. Bourque. Et l’autre heure pour « faire une marche ou jouer avec ses enfants », a-t-il illustré.

Seul effet pervers du télétravail : l’impact négatif sur la vitalité économique des centres-villes, dont une partie de la clientèle ne dépense plus qu’autour du lieu de résidence, en banlieue. « Ça signale que les grands centres-villes devront se réinventer. Miser plus sur le divertissement que les tours de bureaux »

Côté productivité, une majorité de répondants estime que les fonctionnaires sont aussi productifs (43 %), sinon plus (18 %), en télétravail. Une personne sur quatre croit au contraire qu’ils sont moins performants, un doute qui vient du fait qu’une partie de la population n’a jamais travaillé de la maison.

« Le préjugé est un petit peu plus élevé chez les personnes plus âgées, observe le sondeur. [...] Il faut le comprendre : si ça n’a jamais fait partie de leur réalité, qu’ils aient plus de doute, ça s’explique assez facilement. »

Signe que le télétravail a la cote, de façon plus générale, un très fort pourcentage de la population, soit près de 80 % des répondants au sondage, croit que les employeurs devraient maintenir le télétravail pour leurs employés après la pandémie. 

Un sondage révélateur  

1. Selon vous, après la pandémie, est-ce que les employeurs qui le peuvent devraient maintenir le télétravail pour leurs employés ?  

  • OUI 79 %  
  • NON 13 %  
  • NSP/Refus 8 %   

2. Selon vous, après la pandémie, est-ce que les gouvernements devraient maintenir le télétravail pour les fonctionnaires ?  

  • OUI 68 %  
  • NON 21 %  
  • NSP/Refus 11 %    

3. Est-ce que vous croyez que les fonctionnaires qui font du télétravail sont plus productifs, autant productifs ou moins productifs ?  

  • Plus productifs 18 %  
  • Autant productifs 43 %  
  • Moins productifs 26 %  
  • NSP/Refus 12 %    

4. Selon vous, est-ce que le télétravail des fonctionnaires a des effets positifs, des effets négatifs ou n’a pas d’effet sur... ?


Effet positif Effet négatif N'a pas d'effet
La congestion routière 83 % 5 % 6 %
La qualité de vie des fonctionnaires 63 % 12 % 10 %
La vitalité économique de banlieues 44 % 17 % 21 %
L'économie des régions 38 % 26 % 20 %
La vitalité économique des centres-villes 13 % 65 % 10 %

 

MÉTHODOLOGIE : Sondage web réalisé du 2 au 4 avril 2021 auprès de 1001 Québécois(e)s, âgées de 18 ans ou plus. Les données ont été pondérées afin de rendre l’échantillon représentatif de l’ensemble de la population à l’étude. La marge d’erreur est de +/- 3,1 %, 19 fois sur 20.


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