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Troisième vague : «votre bonne santé, ce n’est pas un bouclier»

Le portrait des personnes admises aux soins intensifs en raison de la COVID-19 a changé avec l’arrivée de cette troisième vague propulsée par les variants. 

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Constatant que plusieurs jeunes sont maintenant hospitalisés dans son unité de soins intensifs, le Dr François Marquis prévient que la bonne forme physique ne constitue plus une protection contre la COVID-19. 

«Pour la troisième vague, votre bonne santé et le fait que vous faites du sport, ce n’est pas un bouclier qui empêche tout», soutient le chef des soins intensifs à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont en entrevue à LCN. 

Il constate que beaucoup de jeunes «pensent qu’à 25-26-27 ans ils sont protégés, mais ce n’est pas vrai», admet le Dr Marquis. 

Le Dr Marquis peut témoigner du fait que les variants remplacent le virus original de la COVID-19 et affecte davantage les jeunes. 

«J’ai vu des variants britanniques rendre des jeunes patients extraordinairement malades. Donc les variants ont l’air d’avoir une certaine agressivité pour les plus jeunes», explique-t-il. 

Selon ce dernier la contamination des plus jeunes se fait particulièrement par le biais des amis et des jeunes enfants qui transmettent le virus à l’ensemble de la famille. 

La transmission rapide du coronavirus à tous les membres d’une même famille est «un élément qui est un peu différent par rapport à ce qu’on avait en première et deuxième vague», dit le Dr Marquis. 

«Habituellement, dans une maisonnée, il y en a tout le temps deux ou trois qui tombaient malades et deux ou trois qui s’en sortaient mystérieusement sans l’attraper. Là, ce qu’on voit, c’est beaucoup plus, comme histoire, quelqu’un qui l’a rentré dans la cellule familiale et BOUM, les cinq sont malades d’un coup», rapporte le docteur. 

Il soutient que cette situation pose des «défis sociaux» dans les cas où, par exemple, les deux parents sont hospitalisés. 

«Qui va s’occuper des enfants? Ce n’est pas nécessairement évident de s’occuper de trois enfants qui sont positifs à la COVID», soulève-t-il.