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Une année de premières fois pour Patrice Michaud

Joel Lemay / Agence QMI

L’année 2021 en est une de nouveaux défis pour Patrice Michaud. Première animation à la télévision («Star Académie»), premier livre jeunesse («La soupe aux allumettes») lancé dans quelques jours: l’artiste bénit son privilège en ces temps troubles. Bilan d’un hiver faste en création.

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«C’est tellement un immense privilège de pouvoir essayer, apprendre de nouvelles affaires, même à l’âge que j’ai, s’extasie Patrice Michaud. J’ai toujours répété que c’est important de tenter des choses dans la vie, peu importe notre âge. Moi, je n’ai tellement pas envie de me fixer! À 40 ans, pouvoir essayer des choses, je trouve que c’est un cadeau de la vie...»

Patrice, la saison de «Star Académie» achève. Tu es un académicien à ta façon, tu apprends le métier d’animateur; quel bulletin t’octroies-tu, à deux semaines de la finale?

«J’essaie de ne pas m’autoévaluer, pour ne pas tomber dans l’autoflagellation ou l’autocongratulation! Mais je pense que je m’en sors bien. Personne n’est dupe, tout le monde voit que je n’avais jamais pris les commandes d’un aussi gros paquebot télévisuel, mais je pense que les gens me reconnaissent. Je respecte ce que je voulais, c’est-à-dire de ne pas me prendre pour un animateur. Je veux que les jeunes sentent, chaque semaine, que je suis à leurs côtés, et c’est aussi déchirant pour moi que pour n’importe qui dans l’équipe, de les voir partir. Je m’amuse, et je ne suis pas animé par l’ambition de faire de la télé dans la vie. Je ne vois pas ça comme un banc d’essai, mais comme une nouveauté, avec ses risques et ses bonheurs. J’en profite et j’ai du "fun", même si ça représente beaucoup de stress et de travail.»

As-tu été étonné ou pris au dépourvu par certains aspects de l’aventure?

«Mes espoirs sont remplis. Cette année, on voulait donner de la place à la création. Plusieurs jeunes, dans le lot, voulaient aller dans cette zone, et je suis fier qu’on permette cette ouverture. Je remarque aussi l’esprit de corps. On a invité ces jeunes-là, en contexte pandémique, à se serrer les coudes, et ils sont devenus une famille. Ils savent que l’aspect compétitif existe, mais tout le monde s’encourage. Quand un candidat est en danger, les deux autres sont debout et l’applaudissent. Ils auront besoin de cet esprit de solidarité et de camaraderie dans l’industrie de la musique.»

Qu’est-ce que tu souhaites et conseilles aux candidats, sur les derniers milles de cette folle expérience?

«Ils ont compris l’ampleur de la situation et se sont tous améliorés de manière incroyable depuis le début du processus. D’apprécier ce qu’ils ont reçu comme outils, d’être dans le moment présent, dans l’authenticité, de ne pas se dire qu’ils chantent pour gagner "Star Académie". C’est en gardant ça en tête qu’ils vont se donner le plus de chances.»

«Star Académie», du lundi au jeudi, à 19 h 30, et le dimanche, à 19 h, à TVA.

Un premier livre jeunesse!

Le jeune Lolo est un superhéros. Il veut sauver le monde. Pour ce faire, il commence par essayer de sauver «du» monde. Entre l’aide apportée à Madame Roy pour porter ses sacs d’épicerie et l’accompagnement de son ami Rémi dans ses mathématiques, Lolo se retrouve confronté à une mission périlleuse: redonner sa flamme à un dragon désemparé... et complètement muet! Comment s’y prendra-t-il?

Lolo et sa savante petite sœur psychologue, Ève, sans être des copies conformes de Loïc, 8 ans, et Ève, 7 ans, sont un peu un hommage aux enfants de Patrice Michaud. Grâce à eux, le fier papa a découvert la littérature jeunesse - il s’autoproclame meilleur lecteur et inventeur d’histoires de la maison, loin devant sa conjointe -, et particulièrement celle, formidable, imaginée au Québec, à laquelle il contribue aujourd’hui avec un magnifique premier bouquin, joliment illustré par Guillaume Perreault, «La soupe aux allumettes», publié chez Fonfon et destiné aux 4 ans et plus.

«L’entreprise complètement folle dans laquelle s’embarque le personnage de Lolo, c’est ma propre définition, modernisée, du superhéros, explique Patrice Michaud. Au lieu de sauver "le" monde, il sauve "du" monde. Je voulais ramener ça au terre-à-terre, à l’empathie, à l’entraide, à la rencontre avec l’autre. Comment aider ceux qui nous entourent? Tout le ressort émotif du scénario est là. Après, on s’embarque dans une surenchère de scènes pas possibles, où on rigole beaucoup! C’était très important pour moi que ça soit drôle et qu’on s’amuse, parce que c’est souvent une porte d’entrée pour les jeunes lecteurs.»

Patrice Michaud a sollicité l’aide du prolifique Simon Boulerice, qu’il ne connaissait pas du tout, pour matérialiser son scénario et le proposer à la maison d’édition Fonfon et au dessinateur Guillaume Perreault, avec qui rêvait de travailler l’ancien étudiant en littérature et ex-professeur, aujourd’hui auteur-compositeur-interprète.

«Je connais le rapport aux jeunes, et il m’est encore précieux. Je me dis que ce livre va peut-être initier et encourager des jeunes à la lecture, mousser leur amour pour les livres. C’est une nouvelle branche de création», avance Patrice Michaud, qui n’exclut pas l’idée de rappliquer avec une suite à «La soupe aux allumettes» qui mettrait en vedette la petite sœur de Lolo.

«La soupe aux allumettes» sera en librairie le 21 avril. Une version audio, narrée par Patrice Michaud, sera également disponible.

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