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Gestion de la pandémie : la valse à mille temps

Depuis l’annonce du premier ministre François Legault d’un retour au couvre-feu à partir de 20h à Montréal, le débat public s’enflamme et se polarise en deux camps : ceux qui souhaitent un retour à la normal par écoeurantite aiguë ou je-m’en-foutisme individualiste et ceux qui demandent des mesures encore plus draconiennes. Je compte nuancer ce débat.

Nous savons que la venue des variants risque de fragiliser notre système de santé.

Nous savons que la santé mentale est tout aussi importante que notre santé physique.

Nous savons aussi que la vitesse de transmission des nouveaux variants peut aisément nous faire perdre le contrôle de la situation épidémiologique, particulièrement dans les grandes villes.

Nous savons que la campagne de vaccination est en cours mais une part importante de la population est toujours en attente d’une première dose de vaccin.

Faire preuve de nuance 

Les décisions de la santé publique pouvant sembler déroutante pour certains ne sont que la réflexion de la réalité volatile du virus.

Nous avons pris l’habitude pré-pandémie d’observer une communication politique qui ne valse que très rarement sur des propos tenus précédemment. J’exhorte les citoyens à faire preuve de nuance lorsqu’il s’agit de la gestion de la pandémie.

Oui, la quarantaine est difficile pour le moral et est préjudiciable pour notre santé mentale. Oui, la communication du gouvernement semble aller dans tous les sens. Néanmoins, rappelons-nous qu’être dirigeant politique, c’est aussi de jongler avec des réalités souvent contradictoires, ce qui nécessite de prendre des décisions rapides en temps de crise et souvent appuyées par peu d’informations.

Une gestion de crise sans bévue n’est tout simplement pas raisonnable comme attente dans ses circonstances, tous les gouvernements du monde ont été pris au dépourvu par la pandémie.

J’appelle donc les citoyens à prendre en considération les tenants et les aboutissants de la gestion pandémique. Non, le gouvernement Legault ne s’amuse pas à brimer vos droits par un sadisme quelconque, mais tente plutôt d’équilibrer les mesures sanitaires dans une réalité en constante transformation. En réitérant les propos de René Levesque : « Être réaliste, c’est parfois sacrant, mais c’est plus efficace que de prôner de nobles idées irréalisables ».

Malik Guelmi

Étudiant au baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal

Montréal-Côte-des-neiges

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