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Ottawa ne ferme pas la porte à l’état d’urgence

CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

Plusieurs provinces ont déjà déclaré l’état d’urgence sur leur territoire respectif depuis le début de la pandémie de COVID-19. Le gouvernement fédéral, lui, n’a pas encore exclu cette possibilité afin d’agir avec force contre la troisième vague de contamination.

C’est ce qu’a déclaré dimanche la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Anita Anand, en entrevue à Global News.

La loi d’urgence, qui permet au gouvernement d’y aller d’ordres exécutifs et de réallouer des fonds publics, n’a été invoquée qu’à trois reprises dans l’histoire du Canada : lors des deux Guerres mondiales et en 1970 pour la Crise d’octobre.

La situation des variants est bien évidemment ce qui perturbe le plus Ottawa ces derniers temps. Le nombre de cas quotidiens a explosé en Ontario et les vaccins tardent à arriver au pays.

Mme Anand a toutefois avancé que l’opération de vaccination se portait bien et que le pays arrivait au deuxième rang du G20 pour le taux de population inoculé chaque jour, derrière les États-Unis.

Le Canada se sort effectivement mieux d'affaires que la plupart des pays du G20 avec environ 24 % de sa population qui a reçu au moins une dose, un taux cependant loin sous celui des États-Unis qui approche des 39 % ou du Royaume-Uni, qui a dépassé les 48 %, selon les données du site Our World in Data développé par l'Université d'Oxford.

«Nous faisons ce que nous pouvons dans un environnement extrêmement compétitif, avec aucune production domestique pour l’instant, afin d’amener le plus de vaccins possible», a indiqué la ministre fédérale.