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«Star Académie» : William Cloutier passe en finale

Ariane Moffatt l’a dit en annonçant le résultat, les Québécois ont voté en grand nombre pour élire le finaliste masculin de «Star Académie 2021». Et c’est à William Cloutier que revient le titre, malgré la féroce compétition que lui opposaient ses adversaires Jacob Roberge et Guillaume Lafond, au variété de dimanche.

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Les trois candidats étaient à peu près de force égale, chacun avec ses aptitudes dominantes, mais la composition de William, «Si pour me voir», dédiée à sa famille, a visiblement attendri l’auditoire.

Le jubilaire avait peine à y croire et a même demandé à ce qu’on lui montre le carton où était inscrit le nom de l’académicien choisi par les téléspectateurs. William en avait le sifflet coupé par l’émotion.

Le jeune papa de Victoriaville est donc assuré de rester à l’académie de Waterloo jusqu’à la grande finale du 2 mai, lors de laquelle il affrontera la finaliste féminine, qu’on connaîtra dimanche prochain.

Rappelons qu’au terme de l’ultime variété, le ou la grand(e) gagnant(e) de «Star Académie» empochera une récompense de 125 000 $, tandis que le ou la finaliste recevra 50 000 $ en argent.

Du plaisir pour Guillaume  

Guillaume ne se fixait qu’un seul objectif dimanche : avoir du plaisir pur, et ce fut le cas. «Je me suis amusé sur scène. Je n’ai pas regardé une fois les caméras. Je regardais ma famille, ma blonde, j’étais absorbé de plaisir, c’est ce que je retiens de ma soirée!», a raconté Guillaume, se disant également fier d’avoir évolué comme artiste, d’être plus à l’aise en entrevue et de s’être rendu en demi-finale de cette grande compétition.

Heureux de savoir qu’un public l’attendra peut-être déjà quand il lancera ses projets, Guillaume rêve de collaborer avec des Patrice Michaud – dont il a apprivoisé l’œuvre dans les deux derniers mois – et des Vincent Vallières, par exemple, pour concocter ses futures chansons. Il souhaite aussi créer son propre répertoire. On le reverra assurément sur scène bientôt.

«Je vais me trouver des musiciens, dont de bons amis avec qui je fais de la musique depuis longtemps, je vais monter un ou deux spectacles, pour faire des événements, des festivals. Moi, je fais des "shows" de salon, et je vais faire ce que le monde veut», a dépeint Guillaume.

Deux albums pour Jacob  

Bien qu’évincé de «Star Académie», Jacob Roberge ne s’en fait pas pour la suite : il a des projets à la tonne pour la suite et a hâte de découvrir ce qui l’attend. Celui qui, depuis l’âge de 10 ans, a appris à maîtriser le piano, la guitare, la basse, la batterie, le ukulélé, le bouzouki, le violoncelle, le saxophone et la flûte traversière, planche sur deux projets d’albums – l’un rock, en groupe, avec des amis, et l’autre en solo – de compositions originales. Car, oui, Jacob fabrique son propre matériel, même s’il a très peu joué cette carte à l’académie. Il prévoit même mitonner un disque de Noël à sa couleur.

«Il y a beaucoup d’instrumental dans ma musique, a précisé le jeune artiste. C’est plus axé sur l’ensemble et l’arrangement, dans le style rock progressif. Il y a du vocal, mais ce ne sont pas des chansons à grand déploiement. Ce n’est pas du Mario Pelchat ou du Bruno Pelletier! (sourire) C’était moins approprié pour "Star Académie".»

Jacob, qui travaillait comme conseiller dans un magasin de musique à Québec avant d’entrer à «Star Académie», se dit content d’avoir gagné en assurance au fil de son séjour à Waterloo.

«J’ai toujours été quelqu’un qui avait vraiment peur du regard des autres, et j’ai vraiment lâché mon fou à "Star Académie". Je veux garder ça, parce que ça fait du bien!»

Adieu, Michel Louvain  

On a par ailleurs adressé, dimanche, un bel adieu à un monument de la chanson québécoise qui nous a quittés il y a quelques jours, Michel Louvain.

En tout respect pour la légende, l’hommage au chanteur de charme a ouvert la soirée, d’abord avec un touchant montage de témoignages (François Legault, Donald Lautrec, Yvon Deschamps, Danielle Ouimet, Michèle Richard, etc), puis avec une prestation, à la fois toute simple et majestueuse, des académiciens avec quelques musiciens à cordes de l’Orchestre Métropolitain.

«Un certain sourire», «La dame en bleu», «Buenas Noches Mi Amor», puis nos jeunes visages se sont tournés, respectueux, vers la photo d’un Michel Louvain souriant – comme toujours – de toutes ses dents. Un bel instant, sobre, mais à la hauteur de l’élégance du disparu.

Les 20 instrumentistes de l’Orchestre Métropolitain, flanqués de leur chef, le professeur d’identité artistique Yannick Nézet-Séguin, ont ensuite poursuivi dans la grâce en revisitant avec Lara Fabian quelques joyaux du répertoire de cette dernière, qu’on a senti tour à tour forte et vulnérable dans la grandeur de son mariage avec l’ensemble symphonique. La dame a partagé ses «Je t’aime», «J’y crois encore», «La différence», «Si tu m’aimes», «Humana» et «Je suis malade» avec les demi-finalistes, qu’elle a louangés ensuite. «Bravo à mes p’tits cœurs (...) qui ont été plus qu’à la hauteur», a souligné la directrice de l’académie, qu’on a peu souvent vue si fragile et reconnaissante. Même la chanson-thème «Maintenant et partout» a été revisitée sous les baguettes de l’Orchestre Métropolitain en ce gala bien spécial.

Vallières et Les Louanges  

La suite du gala a versé dans tous les registres, avec un pot-pourri des morceaux de Vincent Vallières (et «On va s’aimer encore» en totalité), un numéro de type «boîte de nuit» avec quelques succès radio anglophones de l’heure (où se côtoyaient Dua Lipa, Billie Eilish et Surfaces, entre autres), les ex-académiciens Maëva Grelet, Dashny Jules et Shayan Heidari venus promouvoir des pièces contenues sur l’album de «Star Académie» qui sera lancé jeudi («J’m’en veux», «Ton départ» et «Je veux»), et un arrêt de Les Louanges, armé de son nouvel extrait, «Pigeons».

Les chansons interprétées par les candidats en danger sont disponibles sur QUB musique et sur toutes les plateformes d’écoute en continu et de téléchargement.

Les prestations des demi-finalistes masculins  

William Cloutier (Choix du public)

Notre finaliste masculin, le sensible William, a gagné en confiance au fil de l’aventure. La preuve : il a choisi d’interpréter sa propre composition, sa première à vie, pour se défendre lors de son ultime mise en danger. «Si pour me voir» – qui semble parfaitement taillée pour les radios – raconte le déchirement qu’a ressenti le jeune papa, en février, en devant quitter son bébé naissant pour retourner à l’académie. Devant un décor de soleil levant, William a tout donné, alors que son amie Lunou jouait la choriste et que, quelques pas plus loin, son amoureuse semblait comblée. Ariane Moffatt s’est dite «tellement fière» de son élève, qui, a-t-elle rappelé, craignait la composition avant d’entrer à Waterloo. «Moi, ma première chanson, je ne l’ai pas chantée devant 1,5 million de personnes!», a-t-elle comparé, pour souligner l’audace de William.

Jacob Roberge (Délogé)

Le multi-talentueux Jacob n’a pas été retenu, mais il avait pourtant misé sur une valeur sûre dans ce type de concours pour tirer son épingle du jeu, en chantant «Un peu plus haut, un peu plus loin», de Jean-Pierre Ferland. Le garçon de Lévis a expliqué que le texte de Ferland raconte un peu ce qu’il a vécu ces derniers mois, en devant s’éloigner de ses proches pour vivre pleinement le périple «Star Académie». Parfait comme toujours, sans fausse note, l’air ému, Jacob a livré la marchandise, et Lara Fabian l’a vivement encensé. «Tu es grand comme la musique (...) On est tous très fiers de toi ici, et on t’aime sincèrement (...)!», l’a félicité la directrice.

Guillaume Lafond (Délogé)

Qu’il nous fasse pleurer ou danser, le cowboy Guillaume sait toucher le cœur du public, même s’il n’a pas été lauréat dimanche. Alors qu’on l’avait surtout entendu s’épancher sur des ballades lors de ses précédentes mises en danger, l’attachant Guillaume a cette fois eu envie de nous faire danser, sautiller, taper du pied. Et il y est parvenu, avec sa version endiablée de «Budapest», de George Ezra, devant un mur de briques, son inséparable chapeau enfoncé au crâne. Il nous a effectivement donné envie de nous déhancher! Un Gregory Charles enthousiaste et envoûté comme on l’a rarement vu a confirmé notre impression d’un ton senti. «Ce soir, on était chez vous, on était chez Guillaume... C’était écoeurant!», a balancé le professeur de chant, sincère.

Ils poursuivent l’aventure  

Rosalie Ayotte – 20 ans – Saint-Tite

Queenie Clément – 29 ans – Montréal

Lunou Zucchini – 25 ans – Saint-Denis-sur-Richelieu

William Cloutier – 25 ans – Victoriaville

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