/news/coronavirus

De plus en plus de provinces abaissent l’âge pour le vaccin AstraZeneca

L’Alberta a annoncé, tard dimanche soir, qu’elle va abaisser de 55 à 40 ans l’âge requis pour pouvoir recevoir une dose du controversé vaccin d’AstraZeneca, dans la foulée d’une décision similaire prise en Ontario.

La nouvelle a été annoncée par le premier ministre Jason Kenney. «Cette décision se base sur l’amélioration des connaissances scientifiques sur le vaccin et sur l’avis de la santé publique de l’Alberta», a brièvement souligné M. Kenney sur Twitter, en ajoutant qu’il donnerait plus de détails lundi.

• À lire aussi: Campagne de vaccination: Québec pourrait abaisser l’âge pour l’AstraZeneca

• À lire aussi: AstraZeneca sera offert aux plus de 40 ans en Ontario

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

La prise de rendez-vous s’ouvrira mardi pour la nouvelle tranche d’âge admissible, a-t-il cependant précisé.

Le Manitoba et la Colombie-Britannique ont également emboîté le pas à l’Alberta lundi en choisissant, eux aussi, d’inoculer leur population à partir de l’âge de 40 ans.

Ce faisant, les trois provinces suivent les traces de l’Ontario qui a choisi de faire pareil dimanche soir.

Le comité national d’immunisation du Canada a recommandé, dans les dernières semaines, que le vaccin d’AstraZenenca soit administré seulement aux gens de 55 ans et plus, en raison du risque de thrombose qui lui est associé. Santé Canada continue tout de même à considérer le vaccin comme sécuritaire, tandis que le gouvernement fédéral laisse les provinces prendre leurs décisions.

Le Québec, pour le moment, n’a pas annoncé une diminution de l’âge requis pour recevoir ce vaccin, mais le gouvernement avait laissé entendre la semaine dernière qu’un tel scénario était à l’étude. Le directeur national de Santé publique, le Dr Horacio Arruda, a d’ailleurs réitéré lundi matin qu’une décision pourrait être prise sous peu.

Pris avec une flambée de cas de COVID-19 sans égale, l’Ontario cherche par tous les moyens à administrer plus de vaccins, le gouvernement de Doug Ford ayant même consulté des consuls d’autres pays pour tenter de recevoir plus de doses dans les derniers jours.

La situation est similaire en Alberta, où le nombre de cas affiché par jour est similaire à celui du Québec, malgré une population presque deux fois moins élevée.