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Débardeurs recherchés à Trois-Rivières et Bécancour

Les ports de Trois-Rivières et de Bécancour manquent de main d'œuvre. Dans un geste rare, l'Association des employeurs maritimes (AEM) a lancé une campagne publicitaire de recrutement.

Il lui faut trouver rapidement 60 débardeurs. Soixante-dix avaient déjà été recrutés en 2019, mais ce nombre est nettement insuffisant. Les effectifs totaux devraient éventuellement atteindre les 200.

Cette opération d'embauche, a-t-on assuré du côté de l’AEM, n'a rien à voir avec le conflit de travail au port de Montréal, ni avec des départs à la retraite. Elle est plutôt justifiée par la croissance naturelle des activités portuaires.

À Trois-Rivières, de nouveaux quais seront bientôt ajoutés dans le cadre du plan de développement Cap sur 2030.

À Bécancour, l'arrivée du service maritime Neas générera beaucoup de trafic additionnel. Neas assure le réapprovisionnement des communautés du Grand Nord canadien durant la saison estivale.

«On a signé la convention collective (avec le groupe de débardeurs) en 2017 et, depuis, on a vraiment connu une augmentation des heures de travail, ce que nous n'avions absolument pas prévu», a expliqué Victor Potvin, de l'Association des employeurs maritimes.

Le seul pré-requis à l'embauche est d'avoir un cinquième secondaire et un permis de conduite valide. Le salaire horaire d'un débardeur permanent dépasse les 30 $ à Trois-Rivières et à Bécancour.

«Ce sont des emplois intéressants pour quelqu'un qui veut faire de la manœuvre, homme et femme, et il y a beaucoup de développement dans le débardage à Trois-Rivières et à Bécancour», a souligné Maurice Richard, président de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour.