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Des assouplissements pour les funérailles demandés

Des résidences funéraires du Saguenay-Lac-Saint-Jean exigent que la Santé publique assouplisse les mesures entourant les cérémonies funéraires.

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Elles ont demandé lundi à ce que le nombre limite de personnes autorisées à y assister soit revu à la hausse.

«Le son des larmes des personnes a changé parce que les gens sont seuls et isolés, a constaté la directrice générale de la Résidence funéraire du Saguenay, Brigitte Deschênes qui a aussi confié à TVA Nouvelles se sentir impuissante devant autant de souffrance. On ne peut pas juste rester dans notre tête et raisonner la situation du deuil. On a besoin de la vivre, de la traverser et on a besoin de la solidarité familiale.»

Actuellement, 25 personnes sont autorisées à entrer dans un salon funéraire.

«Vingt-cinq personnes, une seule séance, c'est illusoire», a-t-elle lancé. Les gens nous appellent constamment. Ils sont juste pour ne pas tirer sur notre manche pour nous supplier d'entrer quelques minutes.»

Elle est convaincue que la Santé publique pourrait permettre aux maisons funéraires d'accueillir des groupes en alternance, dans le respect des mesures sanitaires.

«Si on peut maintenir un après-midi et un soir et qu'on étale 25 personnes à la fois pendant ces heures-là, presque tout le monde qui le souhaite va pouvoir passer, a-t-elle expliqué. C'est important aussi de mentionner la civilité des visiteurs. Je suis vraiment impressionnée de voir à quel point ils font bien ça. On n'a fait aucune intervention jusqu'à présent dans notre salon.»

La limite du nombre de personnes acceptées dans une église lors des funérailles est aussi un non-sens selon Mme Deschênes, qui peut aussi compter sur l'appui de la direction générale de la Maison Leclerc pour faire ses revendications.

«Nous sommes dans une zone orange, donc le nombre de personnes autorisées doit changer», a soutenu son directeur, Yves Leclerc.

Actuellement, 25 personnes sont admises dans une église pour des funérailles alors que la Santé publique en tolère 100 pour une messe dans cette même église.

«Pour les funérailles, pourquoi pas 100 personnes aussi», s'est interrogé M. Leclerc.

Les résidences funéraires ont interpellé leur député respectif.

«Si on est capable de le faire dans une salle de spectacles où tu peux avoir encore plus le goût de danser et de te coller, il me semble que pour des funérailles, dans une église, on est capable de le faire aussi», a indiqué le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault.

La Résidence funéraire du Saguenay a fait installer des caméras dans des églises pour permettre aux proches d'un défunt d'assister à distance aux obsèques.

À la Maison Leclerc, la direction a récemment accepté d'organiser une cérémonie à l'extérieur.

Elles espèrent que les autorités de la santé sauront les écouter.

«Pour aider les familles qui souffrent», a rappelé Mme Deschênes.

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