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Son père tué, sa mère morte d’une peine d’amour

Nouveau retraité de Postes Canada, Fernand Champoux travaillait comme concierge à l’Aubainerie afin de payer les immatriculations de sa moto. 

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Le matin du 18 avril 2006 peu avant le début de son quart de travail, l’homme de 68 ans a été frappé avec un objet contondant dans le stationnement du commerce de Mascouche. Son meurtrier court toujours. 

Quinze années ont passé depuis que son père a été tué, et Patrick Champoux se remémore tristement cette journée. «On passe en revue cette journée-là ma conjointe et moi», laisse-t-il tomber la voix grave. 

Fernand Champoux a été retrouvé au sol dans le stationnement de l’Aubainerie. Le sexagénaire était toujours en vie. Transporté au centre hospitalier, il a succombé à ses blessures le demain. 

«L’appel au 911 était rentré avant 7h et les caméras du magasin Rona juste à côté ont capté sa voiture vers 6h50. Ça s’est passé en 5 à 10 minutes maximum. On n’a jamais eu de description, rien [de son attaquant]», souffle Patrick Champoux. 

Fernand Champoux

Journal de Montréal/Agence QMI

«Elle ne l’a jamais oublié»  

Chaque année, le fils de la victime contacte la Sûreté du Québec afin de savoir où en est l’enquête dans le dossier du meurtre de son père.  

«On m’a dit: On n’a rien de nouveau dans le dossier. On espère que 15 ans plus tard quelqu’un soit en mesure de parler», souhaite de tout cœur Patrick Champoux.

Aucun élément dans la vie personnelle de Fernand Champoux n’a pu conduire les policiers sur une piste. Le sexagénaire était un homme sans histoire.

La femme de la victime et mère de Patrick Champoux s’est éteinte avant d’avoir des réponses concernant celui ou celle qui a battu son mari à mort. 

«Ma mère est décédée en novembre 2019, elle n’a jamais su ce qui est arrivé. On se dit qu’elle est morte d’une peine d’amour, elle ne l’a jamais oublié. Elle est partie sans savoir», formule avec émotions Patrick Champoux. 

«Mon plus jeune ne l’a pas connu. On aimerait boucler la boucle. On espère que quelqu’un quelque part voudra parler», espère-t-il.

Pour communiquer de façon confidentielle toute information au sujet de cette affaire, vous pouvez joindre les enquêteurs au 1 800 659-4264.