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Les milliards du fédéral pour les garderies pour «aider le cadre financier», dit Girard

L’argent du fédéral pour les garderies va « aider le cadre financier du gouvernement », a dit le ministre des Finances Eric Girard, qui ne veut pas s’engager à utiliser toutes ces sommes pour créer plus de places. 

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« Le budget d’hier est positif pour le cadre financier. Si on regarde l’argent attaché aux garderies, nous dépensons déjà près de trois milliards par année dans les services de garde. L’argent supplémentaire va aider le cadre financier », a indiqué M. Girard en conférence de presse mardi.      

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Il s’attend à recevoir 6 milliards en cinq ans du gouvernement fédéral, qui veut créer un réseau national de garderies. Comme le Québec a déjà son réseau subventionné, M. Girard soutient qu’il pourra obtenir ce financement sans aucune condition.  

Le ministre des Finances souligne que le gouvernement Legault « est déjà en action » pour régler le problème de pénurie de places en service de garde qui afflige le Québec. Il estime qu’avant de créer plus d’établissements, il faut s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre, et aider les garderies en milieu familial, particulièrement touchées par la pandémie. Son budget déposé en mars s’attaquait à ces problèmes, estime-t-il.  

Il soutient toutefois qu’une partie des sommes du fédéral pourront être utilisées « pour générer des places » et il reconnait que des investissements supplémentaires dans le réseau sont nécessaires.  

Pas d’argent en santé   

Les provinces n’ont par ailleurs pas eu gain de cause, et Ottawa ne leur a pas offert l’augmentation des transferts fédéraux en santé de 42 à 70 milliards de dollars comme elles le réclamaient. Le gouvernement Legault comptait sur ce butin pour résorber son déficit historique.  

Au lieu de ça, le budget Freeland offre plutôt 3 milliards sur cinq ans dans les établissements de soins de longue durée pour tout le pays, assortis de normes fédérales. Il s’agit d’une proposition inacceptable pour le Québec. Et de toute façon, dit Girard, les sommes en jeu sont insignifiantes par rapport aux besoins. « C’est tellement petit que ça ne vaut même pas la peine d’en parler », a-t-il laissé tomber. 

Il croit toutefois que les faits donnent raison aux provinces, et qu’Ottawa devra éventuellement se rendre à leurs arguments. La part fédérale du financement des soins de santé est en chute depuis des années. « C’est indéniable que l’apport du fédéral a diminué significativement », a-t-il dit.