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Pause-vaccin pour les enseignants: aux centres de services scolaires de décider, dit Roberge

Capture d'écran, TVA NOUVELLES

Il revient aux centres de services scolaires de décider si un enseignant peut se faire vacciner sur les heures de travail, affirme le ministre de l’Éducation. Toutefois, son propre ministère rappelle que l’employeur n’a aucune obligation en ce sens.   

• À lire aussi: Des profs se font demander de reporter leur vaccin faute de suppléants

«C’est de la gestion du personnel. Ça appartient aux centres de services scolaires», a commenté brièvement Jean-François Roberge, mardi, en réaction à un reportage du Journal.

Une enseignante de Québec, qui souhaite demeurer anonyme, y expliquait avoir dû reporter un rendez-vous prévu en après-midi, faute de suppléants. La direction a évoqué la pénurie de personnel pour justifier sa décision.   

Même sa proposition de prendre un congé sans solde a été refusée. Le centre de service scolaire Première-Seigneurie, où travaille l’enseignante, encourage plutôt le personnel à se faire vacciner «de soir et fin de semaine», mais précise qu’il est possible de s’absenter sur les heures de travail si cela n’occasionne pas de remplacement.  

Par contre, une directive du ministère de l’Éducation envoyée récemment aux centres de services rappelle que «la vaccination n'est pas une obligation imposée par l'employeur, mais plutôt un choix offert aux citoyens; aussi, cette option s'exerce sans libération du personnel».  

«Nous invitons les personnes concernées à prendre rendez-vous en dehors de leurs heures de travail. Si cela n'est pas possible, elles pourraient se prévaloir des dispositions prévues les conventions collectives applicables (ex.: congé de maladie)», écrit le sous-ministre Alain Sans Cartier, dans la missive.  

Pause-vaccin

De son côté, Québec solidaire propose depuis deux semaines de créer une «pause vaccin» afin de permettre aux employés, de tous les secteurs d’activités, de se libérer sur les heures de travail, comme c’est le cas lors des élections. L’idée a jusqu’ici été rejetée par le gouvernement Legault.  

Au Salon bleu, mardi, le leader parlementaire de QS est revenu à la charge avec une autre proposition, mardi, en rappelant que Québec a récemment annoncé des ententes pour vacciner les employés de certaines grandes entreprises directement sur leurs lieux de travail.  

«Pourquoi on ne vaccine pas les profs sur les milieux de travail alors qu'on vaccine dans des usines?», a-t-il demandé au ministre de la Santé, Christian Dubé.  

Sans répondre directement, M. Dubé a fait valoir que la campagne de vaccination ira en s’accélérant. «Je pense que tous les gens disent... l'ensemble des Québécois sont satisfaits de la façon dont l'opération de vaccination se déroule, et on va le faire pour les professeurs le plus rapidement possible», a-t-il déclaré.  

Autre proposition

En point de presse quelques minutes plus tôt, Jean-François Roberge a, pour sa part, confié que l’idée de cliniques mobiles pour vacciner les enseignants à l’école a été étudiée par la Santé publique, puis écartée. «Ça n’a pas été retenu, pour l’instant, parce que ça limite le nombre de vaccins qu’on peut faire en une journée. Et je pense qu’en ce moment on est dans un contexte de vaccination massive», a-t-il souligné.  

Autre suggestion, la critique libérale Marwah Rizqy a proposé au ministre Roberge d’ouvrir des plages horaires dédiées aux enseignants à l’extérieur des heures de cours. «J’espère qu’il mettra la partisanerie de côté afin de vacciner rapidement les profs», a-t-elle écrit sur Twitter.  

– Avec la collaboration de Daphnée Dion-Viens

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