/regional/montreal/laval

Détails troublants après la mort atroce d'une femme de 72 ans

Un rapport du coroner révèle des faits troublants après la mort d’une femme de 72 ans, atteinte d’un cancer incurable.

• À lire aussi: Une fin de vie «atroce» à la Cité-de-la-Santé de Laval

• À lire aussi: Morte dans d’atroces circonstances: «on a volé sa dernière journée»

Au printemps 2019, Theresa Malo avait reçu un diagnostic de cancer du poumon incurable.

Elle avait rencontré un oncologue le 4 juin qui lui avait indiqué que ses chances de survie étaient d’un an avec un traitement de chimiothérapie, mais de seulement trois mois sans aucun soin.

Alors qu’elle devait rencontrer le médecin pour donner sa décision sur la suite des choses deux jours plus tard, Mme Malo a commencé à avoir des problèmes respiratoires.

Ses enfants l’ont alors conduite aux urgences de la Cité de la santé de Laval où un médecin leur a indiqué qu’il n’y avait pas de place en soins palliatifs pour la septuagénaire.

Elle a alors été transférée vers le CHSLD Rose-de-Lima où elle devait passer quelques jours avant de retourner chez elle.

Mais son état de santé s’est dégradé dramatiquement dans les heures qui ont suivi. 

Une infirmière aurait constaté qu’elle était somnolente, sans en aviser le médecin de la résidence.

Ce dernier dira par la suite que Theresa Malo n’aurait jamais dû être transférée vers le centre d’hébergement de soins de longue durée dans cet état.

La dame est décédée quelques heures plus tard.

La famille de Mme Malo porte toujours les stigmates de ce drame et devrait envoyer une mise en demeure contre le CISSS de Laval dans les prochains.

«Mon frère est décédé le 28 octobre. Il ne s’est jamais remis de cette journée-là. Il a sombré dans l’enfer de la consommation (...) Il ne s’est pas pardonné de ce qu’il a vu», a expliqué à TVA Nouvelles, Caroline Dupuis. 

«On se pose toujours la question de ce qu’on aurait pu faire de plus. On s’est fié au personnel médical, mais est-ce qu’on aurait pu faire quelque chose de plus?» 

La famille ne met pas en cause la décision du médecin, car il n’y avait pas de place en soins palliatifs. Elle demande seulement plus de dignité à l’endroit des personnes âgées.

«Qu’on prenne le temps de réaliser qu’on traite avec des humains, même si ça prend 5 minutes de plus. C’est vrai qu’on peut être débordé, il peut y avoir toute sorte de raison (...) Qu’on prenne le temps, surtout avec les gens qui sont en fin de vie.»