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L’Indice des prix à la consommation a augmenté de 2,2% en mars au Québec et au Canada

Canadian currency notes with perse Saving Concept

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L’Indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 2,2 % d’une année à l’autre au Québec, en mars, soit le même niveau qu’à l’échelle canadienne et qu’en Ontario.

C’est le début de la pandémie, en mars 2020, marquée par une chute importante des prix qui explique cette hausse, 12 mois plus tard, a mis en contexte Statistique Canada, mercredi.

En février dernier, l’IPC avait progressé, d’une année l’autre, de 1,6 % au Québec et de 1,1 % au Canada ainsi qu’en Ontario.

«Au moment où le Canada soulignait la fin de la première année de la pandémie de COVID-19, la croissance des prix en mars 2021 a été accentuée par ce que l'on appelle l'effet de glissement annuel, dont l'origine remonte à mars 2020. La baisse généralisée des prix observée au printemps 2020, lorsque la croissance de l'IPC publié a ralenti pour s'établir à 0,9 % en mars 2020, a eu un effet à la hausse sur l'inflation des prix à la consommation en mars 2021», a indiqué l’agence fédérale.

Selon elle, «cet effet temporaire de glissement annuel aura une incidence à la hausse sur la variation sur 12 mois».

Entre février et mars, l’IPC a par ailleurs augmenté de 0,5 % au Canada.

Depuis le creux observé au début de la pandémie, la confiance des consommateurs a repris du poil de la bête et le marché de travail s’est aussi amélioré, selon Statistique Canada, bien qu’il reste encore des secteurs lourdement impactés par la COVID-19.

Les prix de cinq des huit composantes principales ont crû d'une année à l'autre en mars. Ce sont les prix des transports (+7,1 %) et du logement (+2,4 %) qui ont le plus contribué à la hausse de l'IPC, a-t-on rapporté.

«Les prix de l'essence ont contribué le plus à la hausse des prix de l'énergie pour les consommateurs, et ils ont augmenté de 35,3 % d'une année à l'autre en mars; il s'agit de la hausse des prix de l'essence la plus marquée depuis mars 2000», a mentionné Statistique Canada, ajoutant que la «hausse des prix était surtout attribuable à la croissance de la demande mondiale de pétrole et au maintien des restrictions à la production imposées par l'OPEP+».

Les Canadiens ont toutefois moins dépensé en mars pour des vêtements (-5,4 %) et pour les dépenses courantes, l'ameublement et l'équipement du ménage (-0,2 %).

C’est à l’Île-du-Prince-Édouard que l’IPC a le plus bondi, à 3,3 %, en mars dernier, devant la Nouvelle-Écosse (2,8 %), Terre-Neuve-et-Labrador (2,7 %) et la Saskatchewan (2,4 %).

«Même si l’inflation demeure maîtrisée, les risques d’une accélération des pressions inflationnistes sont plus élevés. La Banque du Canada devra surveiller de près la situation dans les mois à venir», a écrit l’économiste principal de Desjardins Benoit P. Durocher dans une note.