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Menaces de mort envers Trudeau, Legault et Arruda: l'homme plaide coupable

Photo tirée de Facebook

Le jeune homme de Gatineau qui a proféré des menaces de mort à Justin Trudeau, François Legault et au Dr Horacio Arruda sur les réseaux sociaux en juillet dernier a reconnu ce matin son geste haineux. 

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Kevin Goyette, 27 ans, a enregistré en matinée un plaidoyer de culpabilité au palais de justice de Gatineau.

Ce dernier, vêtu d’une chemise et d’un veston pour l’occasion, a reconnu avec calme avoir sciemment proféré une menace de causer la mort ou des lésions corporelles aux deux premiers ministres ainsi qu’au directeur de la Santé publique.

Les faits se sont produits le 28 juillet dernier, alors que le décret pour le port obligatoire du masque de protection contre la COVID-19 dans les lieux publics fermés au Québec venait d’être annoncé par le gouvernement Legault.

Goyette faisait à l’époque partie d’un groupe privé contre le port du couvre-visage sur la plateforme Facebook. Un utilisateur avait alors demandé aux autres membres de commenter « jusqu’où vous seriez prêts à aller pour mettre fin à cette mesure antidémocratique ».    

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« Une balle pour Legault, Arruda et Trudeau. Ça servirait de leçon pour les prochains », avait répondu en commentaire le résident de Gatineau.

« Ce qu’on veut envoyer comme message clair, c’est que les propos de cette nature la sont considérés comme des menaces et ne doivent pas être tolérés », a lancé la procureure de la Couronne Justine Denis-Giard, hier après la comparution.

Comme tous les dossiers de menaces envers des politiciens en lien avec les mesures sanitaires relatives à la COVID-19, le dossier du Gatinois a été traité au Bureau de la grande criminalité et des affaires spéciales de Montréal.

« Pour que tous les dossiers soient traités de manière uniforme », a précisé la procureure. Elle préfère attendre d’avoir entre les mains le rapport présentenciel qui a été demandé au tribunal avant de se positionner sur la sentence.

La juge Rosemarie Millar a quant à elle qualifié les accusations auxquelles Goyette a plaidé coupable de « très sérieuses ».

Le Code criminel indique par ailleurs que cette infraction est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Goyette, qui s’était montré réfractaire à coopérer avec les autorités dans une vidéo qu’il a lui-même diffusée sur Facebook, est sans antécédents criminels.