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Québec solidaire demande au gouvernement d’étudier les effets du couvre-feu

Québec solidaire souhaite relancer le débat sur l’efficacité du couvre-feu et demande au gouvernement Legault de mandater l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) pour produire une étude au sujet de ses impacts sur la population. 

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Plus de trois mois après la mise en place de cette mesure censée servir d’«électrochoc» pour casser la deuxième vague, ses conséquences réelles sur la propagation de la COVID-19 restent encore floues, constate le co-porte-parole du parti, Gabriel Nadeau-Dubois.

Bien qu’il ne conteste pas son utilité étant donné qu’il s’agit d’une recommandation de la santé publique, le politicien aimerait en connaître davantage sur ses tenants et aboutissants. Il insiste sur les effets du couvre-feu à 20 h sur la vie de plusieurs citoyens.

«Si tu vis à sept ou huit dans une quatre et demi, que tu n'as pas de cour, pas de balcon, que le plus jeune puisse aller jouer au basket après le souper, bien c’est l’occasion de calmer un peu la maison pour faire les devoirs avec la petite», a-t-il fait valoir en point de presse.

C’est pourquoi il demande à Québec de mandater ses scientifiques pour étudier les effets du couvre-feu sur la population, autant en ce qui a trait à la réduction des déplacements et des contacts qu’à ses impacts sur la santé mentale des Québécois.

«Ce sont des gens très respectables qui n’ont rien à voir avec les coucous qui contestent l’existence de la pandémie qui nous font valoir ces choses-là et nous on veut que ce débat-là se fasse et soit basé sur la science», a-t-il expliqué.

Même si une telle étude prenait du temps à être menée et que ses résultats seraient probablement connus après la levée du couvre-feu, Gabriel Nadeau-Dubois estime qu’il s’agit tout de même de la chose à faire.

«Il n’est pas exclu qu’il y ait une autre vague [de COVID-19] après la 3e», a-t-il rappelé.