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Québec veut limiter l’utilisation du mazout dans le secteur résidentiel

Québec se prépare à interdire l’installation d’appareils de chauffage au mazout dans les bâtiments résidentiels d’ici la fin de 2023. 

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Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, a déposé un projet de règlement en ce sens, mercredi, qui est soumis à une consultation publique d’une durée de 45 jours, soit jusqu'au 4 juin.

Près de 200 000 ménages québécois possèdent encore un appareil de chauffage au mazout.

Le gouvernement propose d’abord d’en interdire l’installation lors de la construction de bâtiments résidentiels neufs d’ici le 31 décembre 2021, puis d’élargir cette interdiction à tous les bâtiments résidentiels deux ans plus tard.

À compter du même moment, le 31 décembre 2023, il serait aussi interdit de procéder au remplacement d'un appareil de chauffage au mazout par un appareil de chauffage fonctionnant au moyen d'un combustible fossile dans les bâtiments résidentiels existants.

Le projet de règlement proposé prévoit tout de même des exceptions pour les bâtiments résidentiels raccordés à un réseau autonome de distribution d'électricité. Ceux qui ne sont pas raccordés à un autre réseau de distribution d'électricité en seraient aussi exemptés et pourraient continuer d’utiliser leurs appareils de chauffage au mazout.

Afin d’encourager la transition des propriétaires vers d’autres formes d’énergie, Québec leur permettra de faire une demande d'aide financière dans le cadre du programme Chauffez vert, reconduit par le gouvernement jusqu'en 2026.

Le mazout représente environ 31 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur résidentiel au Québec.