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Une vétérinaire sanctionnée pour avoir enlevé 19 dents à un chien sans aviser son maître

Quebec

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBE

Une vétérinaire de Montréal est sanctionnée par son ordre professionnel pour avoir enlevé 19 dents à un chien qui lui avait été confié pour un détartrage seulement.

L’histoire remonte au 1er mai 2018. Ce jour-là, un client a laissé son Yorkshire terrier à la Clinique vétérinaire Jarry, à Montréal, afin de lui faire détartrer les dents. Quelle ne fut pas sa surprise par la suite lorsqu’un appel de la clinique l’informe qu’après le détartrage et le polissage, la vétérinaire, Myreille Gauvin - qui avait pourtant 34 ans d’expérience -, avait enlevé 19 dents à son animal sans l’avoir avisé et sans avoir obtenu son consentement.

L’affaire a été portée à l’attention de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec par le client, qu’un interdit de publication nous empêche de dévoiler le nom.

La Dre Gauvin a reconnu ses fautes et plaidé coupable aux cinq chefs déposés contre elle, peut-on lire dans un jugement émis par le conseil de discipline de l’Ordre le mois dernier. La vétérinaire a été radiée pour trois semaines et a reçu des amendes totales de 5500 $.

Au moment des faits, après avoir été prévenu de ce qui était arrivé à son chien, l’homme était allé le chercher et visiblement contrarié, il avait quitté les lieux sans payer et sans même permettre à la vétérinaire de retirer le cathéter et de lui prescrire des antidouleurs. Il a amené son Yorkshire dans un hôpital vétérinaire où une deuxième intervention sous anesthésie a été pratiquée.

La nouvelle vétérinaire a noté qu’il y avait seulement deux points de suture visible dans la bouche de l’animal et «tous les autres sites d’extraction sont laissés ouverts», mentionne le conseil de discipline dans son jugement. «L’os alvéolaire est visible au niveau du maxillaire droit et présente des saignements», indique le document.

Par ailleurs, un rapport accablant réalisé par un expert a mis en lumière que l’analgésique utilisé par la Dre Gauvin avant d’enlever les 19 dents du petit chien n’était pas suffisamment puissant pour procéder à des extractions dentaires.

À la suite de cette affaire, la vétérinaire Gauvin a dû suivre plusieurs formations afin d’améliorer sa pratique en dentisterie animale.

Le conseil de discipline l’a aussi condamnée à acquitter les frais de l’autre vétérinaire qu’était allé voir l’homme avec son chien après sa malheureuse expérience.