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«Conquer» et «Bronzé» voulaient tuer «Le Prince»

Aleksandr Bedrin - Fotolia

Deux hommes ont été reconnus coupables jeudi d’enlèvement, de menaces et de tentative de meurtre en lien avec un événement survenu en octobre 2018 à Gatineau et à Val-des-Monts, en Outaouais.

David «Conquer» Couture et Abdul «Bronzé» Al-Sherifi avaient prévu éliminer le 1er octobre 2018 un gros trafiquant de la région, Simon «Le Prince» Laliberté, car ce dernier refusait de payer des «taxes» sur ses ventes de drogues.

Service de police de la ville de Gatineau

Pour ce faire, ils ont enlevé, menacé et séquestré un de ses revendeurs, Nicolas Connelly Charette, dans le but de l’utiliser pour ne pas éveiller les soupçons de leur cible.

PHOTO COURTOISIE Service de police de la Ville de Gatineau

La victime a été ligotée aux mains avec du ruban électrique et a entre autres reçu deux coups de couteau au visage de l’un de leurs complices, Steve Duarte. Ses assaillants lui ont aussi dit qu’ils tueraient sa femme et ses enfants s’il ne coopérait pas à leur plan.

Outre Duarte, Jordan Pichette avait aussi été arrêté en lien avec cette affaire le 4 octobre 2018. Couture avait été appréhendé le 9 novembre de la même année dans une résidence de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, tandis qu’Al-Sherifi avait été intercepté à Gatineau une semaine plus tard.

Cible

David Couture a pris le cellulaire de Connelly Charette pour texter Laliberté, lui annonçant sa visite. Sur place, l’otage, une fois libéré de ses liens, devait cogner à la porte et se «tasser du chemin» pour que les tireurs puissent abattre leur cible. Connelly Charette en a plutôt profité pour composer le code de la serrure électronique et se barricader dans la maison.

En état de panique et le visage ensanglanté, il a crié à Laliberté : «Ils vont nous passer tous les deux», ce qui les a menés à se réfugier dans la salle électrique et à composer le 9-1-1.

Jeudi, la juge Catherine Mandeville a déclaré David Couture et Abdul Al-Sherifi coupables sur toute la ligne, à l’exception d’une accusation de possession d’arme prohibée dans le cas de Couture.

Al-Sherifi, présent en salle de cour, a été menotté et emmené en détention. Quant à Couture, lui qui était déjà gardé à la prison de Donnacona, il a laissé tomber : «C’est un gros tissu de mensonges, je n’en reviens même pas», à la sortie de la juge avant que ses avocates lui suggèrent de se taire dans l’attente de la peine.

Les observations sur la peine seront entendues le 2 juin prochain.