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La santé mentale des Canadiens, toujours aussi amochée après un an de pandémie

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Photo d'archives

Après une année de pandémie, la santé mentale des Canadiens est de plus en plus ébranlée, selon ce que révèle la plus récente édition de l'Indice de santé mentale développée par la firme Morneau Shepell. 

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Selon l’outil, dont les données ont été dévoilées jeudi, la santé mentale pour le mois de mars 2021 se trouve à 11,2 points sous le pointage de l’an dernier. En légère hausse depuis décembre 2020, les indices depuis la dernière année se situent toutefois en dessous de leur marque de référence.

«La dernière année a été marquée par un enchaînement constant de changements et de reculs importants en ce qui a trait au mieux-être des Canadiens partout au pays, alors que nous sommes tous contraints depuis un an de modifier constamment notre mode de vie», a indiqué Stephen Liptrap, président et chef de la direction de Morneau Shepell, par communiqué.

Les restrictions en Alberta, celles qui pèsent le plus sur le moral

Pour un deuxième mois consécutif, l’Alberta affiche l’indice de santé mentale le plus bas, avec 13 points en dessous du pointage de référence. Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, a dû mettre en place de nouvelles mesures afin de freiner la hausse importante des cas.

Le Québec, quant à lui, affiche un pointage assez similaire à la moyenne canadienne, avec une chute de 11,3 points par rapport à 2020.

Les gestionnaires canadiens en détresse

Toujours selon le rapport, la recherche a également révélé que les gestionnaires subissent des niveaux de stress plus élevés que les non-gestionnaires en raison des défis posés par la pandémie, et que la majorité des employés canadiens veulent une flexibilité pour travailler à domicile une fois la pandémie terminée.

« Les gestionnaires de personnel et les dirigeants font des pieds et des mains pour composer avec les réalités imposées par la pandémie. Ils doivent assumer des responsabilités en constante évolution, des changements opérationnels dans leurs tâches courantes, tout en composant avec les mêmes perturbations que tout le monde sur les plans personnel et émotionnel», a expliqué Paula Allen, directrice mondiale et première vice-présidente, Recherche et mieux-être global chez Morneau Shepell.

En effet, 65 % des employés souhaitent de la souplesse pour faire du télétravail à la suite de la pandémie et 26 % ne croient pas que leur employeur le permettra.

Soulignons que les étudiants à temps plein restent de loin les plus affectés par la pandémie, avec plus de 25 points en moins par rapport à l’an dernier.

SI VOUS AVEZ BESOIN D'AIDE  

Pour joindre l’organisme À cœur d’homme  

  • Téléphone: 418 660-7799, sans frais 1 877 660-7799    
  • Acoeurdhomme.com   

SOS violence conjugale au 1 800 363-9010  

Ligne québécoise de prévention du suicide  

  • www.aqps.info  
  • 1 866 APPELLE (277-3553)            

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