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Travailleur happé à mort sur l’A-20: une planification déficiente des travaux en cause

Une «planification déficiente» des travaux d’installation de glissières en béton sur un chantier de l’autoroute 20 serait en cause dans la collision qui a coûté la vie à un travailleur de 53 ans en septembre dernier, à Sainte-Eulalie, dans le Centre-du-Québec. 

Le monteur de chantier Sylvain Beaulieu est mort le 21 septembre 2020 alors qu’il installait des blocs de béton en compagnie d’un collègue afin de condamner une voie de circulation en vue de travaux routiers qui devaient s’amorcer plus tard cette journée-là.

M. Beaulieu, un employé de la compagnie Signalétik, a été heurté par un chauffard qui a fui les lieux de la collision, avant d’être arrêté 80 km plus loin, dans le secteur de Saint-Apollinaire.

Dans son rapport d’enquête rendu public jeudi, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a identifié deux causes principales pour expliquer le drame.

D’abord, la CNESST a conclu que le travailleur a été heurté mortellement «alors qu'il se trouvait momentanément dans la trajectoire de l'automobiliste qui a emprunté la voie ouverte à la circulation de l'autoroute».

La CNESST a également établi que «la planification des travaux d'installation des glissières en béton pour chantiers en contexte autoroutier était déficiente et exposait le travailleur à un danger de heurt».

À la suite de ce drame, la CNESST a exigé que l’employeur et le maître d’œuvre qu’ils fournissent une méthode de travail sécuritaire pour ses employés.

«L'employeur et le maître d'œuvre se sont conformés à ces exigences en fournissant une méthode de travail écrite accompagnée de plans de signalisation signés et scellés par un ingénieur», a précisé la CNESST dans son rapport.

Le chauffard ayant happé le monteur de chantier est Éric De Champlain-Blais, 44 ans, de Longueuil. Ce dernier fait présentement face à la justice dans ce dossier.

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