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Un pédophile récidiviste risque d’écoper d’une lourde peine de prison

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Un homme de 56 ans, de Rawdon, encourt une peine de détention de huit ans pour de nombreux délits à caractères sexuels impliquant deux enfants de sept et huit ans, a-t-on appris lors des représentations sur la sentence du délinquant, jeudi, au palais de justice de Joliette.

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La peine à imposer à Denis Trudeau a fait l’objet d’une suggestion commune des procureurs de la Couronne et de la défense.

Les parties se sont aussi entendues pour demander à la cour que l’individu soit déclaré délinquant à contrôler. Si le juge de la Cour du Québec qui préside le tribunal, Normand Bonin, acquiesce à cette requête, cela signifie que Trudeau sera sous haute surveillance pendant une période de 10 ans après son séjour derrière les barreaux.

«Naturellement, c’est une sentence lourde de détention, mais les facteurs atténuants sont nettement dépassés par les facteurs aggravants», a mentionné au juge, l’avocat de la défense, Me Olivier Cusson.

De son côté, la procureure de la Couronne, Me Ariane Roy-Drouin, croit que «la dénonciation [du crime] et la dissuasion doivent primer dans ce cas-là».

Rappelons que Denis Trudeau s’était livré à de nombreux abus de manière quotidienne sur la fillette de son colocataire, entre les mois d’avril et juillet 2020. Il a même incité le petit frère de la jeune victime à filmer les exactions impliquant sa soeur, et les a menacés de tuer leurs parents s’ils le dénonçaient. Le tout, alors qu’il était sous le coup d’une interdiction de fréquenter des mineurs. Le pédophile en était à sa troisième peine pour des crimes de nature sexuelle avec des enfants et à sa 25e condamnation criminelle.

Une mère traumatisée, un pardon impossible

«Je ne te pardonnerai jamais ce que tu as fait», a déclaré la mère des jeunes victimes en s’adressant à l’agresseur de ses enfants devant le tribunal. «Tu nous as trahis pendant que je t’aidais à te trouver un emploi», a-t-elle poursuivi la voix sanglotante.

Celle-ci a relaté plusieurs conséquences néfastes que ses enfants portent désormais en eux, comme un fardeau, jour après jour. Les enfants sont maintenant médicamentés et vivent dans la peur que l’agresseur vienne tuer leurs parents, a-t-elle mentionné. Ils souffrent d’insomnie et d’anxiété, et présentent des comportements sexualisés. La fillette doit maintenant fréquenter une école spécialisée puisqu’elle est devenue violente et a aussi des «flashbacks» de ses agressions, a déploré la mère.

Denis Trudeau doit revenir en cour le 2 juin prochain afin de connaître sa peine. Entre-temps, l'individu reste incarcéré.