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Passagers exemptés de test de dépistage contre leur gré

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Hugo Duchaine / JdeM

Des voyageurs qui arrivaient de l’étranger n’ont pas subi de test de dépistage malgré eux pour la COVID-19, pourtant obligatoire à leur arrivée au Québec.

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« Je me dirigeais dans le couloir pour aller à la clinique de dépistage et en montrant mon passeport à un agent, il me dit “non, vous pouvez aller à gauche”. J’étais le seul à aller de ce bord et je me suis retrouvé dehors, sans passer de test et sans avoir de navette pour aller à mon hôtel », explique un étudiant français arrivé fin mars à Montréal qui souhaite rester anonyme.

Depuis le 22 février 2021, la majorité des voyageurs qui arrivent au Canada par avion doivent subir un test de dépistage à l’aéroport, une quarantaine de trois jours à l’hôtel, un test « fait maison » dix jours après l’arrivée sur le territoire et ils doivent rester isolés pendant 14 jours.

Des exceptions sont toutefois faites pour la quarantaine à l’hôtel pour les personnes qui fournissent des services essentiels ou qui font du transport de marchandises. 

Pour le test de dépistage à l’arrivée, les personnes guéries de la COVID-19, les enfants de moins de 4 ans ou les personnes ayant un visa diplomatique sont déchargés de le faire, selon le site du gouvernement canadien.

À n’y rien comprendre

L’étudiant français de 31 ans ne rentrait pourtant dans aucun des critères.

Comme il avait payé sa chambre d’hôtel pour ses trois jours de quarantaine, il a décidé de s’y rendre en taxi.

Sabrina St-Hilaire et sa fille ont aussi été exemptées de dépistage à leur arrivée à l’aéroport Montréal-Trudeau.

« Comme on voyageait à des fins médicales, nous étions exemptés du séjour obligatoire à l’hôtel. Mais pour le test de dépistage, c’est incompréhensible ! Ce n’est pas parce qu’on voyage pour des raisons médicales qu’on n’a pas attrapé la COVID », lance-t-elle.

Cette dernière affirme avoir demandé à cinq agents de l’aéroport s’ils étaient sûrs qu’elles n’avaient pas à faire le test.

Elle a décidé de se faire dépister de son propre chef avec sa fille à Montréal.

Erreur

Dix jours plus tard, Mme St-Hilaire affirme avoir reçu un appel de vérification.

« La fille me demande si nous avons fait notre test de 10 jours. Je lui réponds que non puisque nous sommes exemptés. [...] Elle m’a dit qu’il y avait eu une erreur », indique Mme St-Hilaire.

Pour l’épidémiologiste Michel Camus, tous les voyageurs devraient subir systématiquement un test.

« Le principal danger c’est qu’on importe des cas de variants et il y en a plus qui circulent à l’extérieur du Québec qu’au Québec, alors il faut se protéger le plus possible », soutient-il.

Questionnée sur les erreurs qui auraient pu être commises, l’Agence de la santé publique du Canada a indiqué au Journal qu’elle « ne peut pas donner de commentaires ni spéculer sur des cas particuliers ».

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