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QS dénonce le mauvais entretien de l’immeuble Camille-Laurin

Manon Massé de Québec solidaire ne s’est pas gênée vendredi pour dénoncer le mauvais entretien de l’immeuble Camille-Laurin qui a été condamné pour des travaux importants. « Camille-Laurin doit se retourner dans sa tombe, c’est loin d’être à son honneur », s’est insurgée Mme Massé dans le cadre d’une entrevue à TVA Nouvelles devant l’édifice du 125, rue Sherbrooke Ouest.

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Sur la porte d’entrée de l’immeuble, construit en 1905, un message fait état de sa fermeture temporaire. L’édifice abritait jusqu’à tout récemment les bureaux de l’Office québécois de la langue française. En raison de travaux, dont certains sont urgents, le bâtiment est inaccessible jusqu’à nouvel ordre.

TVA Nouvelles a consulté un rapport de la firme montréalaise de génie-conseil NCK réalisé en septembre 2020. C’est Manon Massé et son équipe de Québec solidaire qui ont obtenu le document d’une cinquantaine de pages via la Loi sur l’accès à l’information. Il s’agit d’un portrait détaillé et peu rassurant de l’état général de la structure.

On y apprend entre autres que les murs de fondations présentent des signes de dégradations sévères et qu’une réhabilitation structurale est urgente. Il y a des fissures, du mortier désagrégé, et des signes de déformation.

« Là-dedans, ça ne va pas bien. La Société québécoise des infrastructures laisse détériorer ce bâtiment-là, et moi je ne trouve pas que c’est une manière d’honorer M. Laurin », a affirmé Manon Massé. 

En réaction, la Société québécoise des infrastructures a fait parvenir des explications par courriel à TVA Nouvelles en affirmant d’une part qu’il n’y avait pas de danger immédiat observé pour les employés, qui pouvaient jusqu’à tout récemment se trouver à l’intérieur de cet immeuble.

Elle dit travailler depuis 2019 avec les ingénieurs au dossier pour convenir des travaux nécessaires. L’édifice fait l’objet d’un programme d’inspections tous les 6 mois, programmé jusqu’en 2023. Elle n’est pas encore en mesure d’établir le coût des travaux.

« Jusqu’à récemment, sous recommandation des ingénieurs, ces interventions permettaient un accès à l’ensemble de l’immeuble, sans restriction. Des travaux d’inspections réalisés cet hiver ont mis en lumière la nécessité de travaux à court terme dans un secteur du siège social de l’OQLF : aucun danger n’a été observé. Au terme d’inspections élargies demandées par la SQI, de nouvelles recommandations des ingénieurs qui obligeaient le déplacement temporaire des occupants, celles-ci ont été mises en œuvre aussitôt.

En conséquence, et pour répondre aux normes du Code du bâtiment exigeant l’accessibilité en tout temps à 2 issues, l’accès à l’édifice Camille-Laurin a été interrompu. Aucun compromis ne peut être fait lorsqu’il s’agit de la sécurité des employés, et ce, même s’il s’agit avant tout d’actions préventives », peut-on lire dans le courriel.

-Avec les informations de Yves Poirier