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Le NPD se mobilise pour l’Université Laurentienne

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Plusieurs députés néo-démocrates accompagnés de leur chef, Jagmeet Singh, ont tenu samedi une assemblée publique virtuelle afin de trouver des solutions pour sauver l’Université Laurentienne, en Ontario, tout en faisant pression sur Ottawa.

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«On va faire en sorte que le gouvernement Trudeau vienne à la table pour sauver [l’Université] Laurentienne», a affirmé dès le début de l’assemblée le député néo-démocrate de Timmins-Baie James, Charlie Angus.

«Il est important que nous nous réunissions pour maintenir les programmes ici, pour que cette institution continue de fonctionner, pour maintenir les emplois», a également soutenu Jagmeet Singh lors de son intervention.

Les néo-démocrates se sont portés à la défense de l’établissement universitaire du Nord de l’Ontario depuis plusieurs jours, en proposant notamment le rapatriement des programmes francophones et du corps professoral à l’Université de Sudbury.

«Également, nous vous demandons de mettre en place un moratoire d’un an, renouvelable, sur tous les programmes francophones de l’Université Laurentienne et de ses universités fédérées offerts en date du 9 avril 2021, afin d’assurer qu’ils puissent être offerts dans leur intégralité d’ici la fin de la transition des ressources», est-il aussi possible de lire dans une lettre ouverte envoyée le 19 avril à la ministre des Affaires francophones et au ministre des Collèges et Universités de l’Ontario.

Le leader du parti a quant à lui rencontré plusieurs responsables syndicaux la semaine passée pour revenir sur le congédiement du personnel de l’Université Laurentienne.

Des étudiants désemparés

De nombreux étudiants de l’Université Laurentienne sont affectés par ces restrictions budgétaires et le congédiement de leurs enseignants.

C’est le cas de Kaitlyn Kotila, une étudiante en sciences politiques et en communication en 4e année à l’Université Laurentienne, qui a vu ses programmes être suspendus.

«J’ai commencé ce semestre avec deux majeures dont j’étais très fière et je termine ce semestre avec aucun programme à mon actif, sans aucune idée de ce que l’avenir me réserve», a-t-elle témoigné lors de l’assemblée.

«J’ai contacté un certain nombre d’universités de l’Ontario pour être rejetée avant même de savoir à quoi ressemblait le processus de demande. Je suis trop avancée dans mon diplôme à Laurentienne pour être acceptée maintenant», a-t-elle ajouté, précisant qu’elle n’est pas la seule étudiante dans cette situation.

Le député libéral de Sudbury, Paul Lefebvre, avait proposé lundi une modification de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) afin de mettre un frein à d’autres suppressions majeures de programme dans les universités. Une mesure jugée insuffisante par le NPD.

En difficultés financières, l’Université Laurentienne a mis fin à 69 programmes, dont 28 en français, et a congédié 110 enseignants en raison d’une restructuration. Elle est la seule institution publique à avoir pour mandat de soutenir les communautés francophones, autochtones et anglophones.

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