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Grève au port de Montréal: les Conservateurs appuieront la loi spéciale

Alors que la pression monte sur Ottawa, le Parti conservateur du Canada a fait savoir qu'il avait l’intention d’appuyer un éventuel projet de loi pour empêcher une grève générale illimitée au port de Montréal.

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«On a l’intention d’appuyer parce que le port est très important pour notre économie et pour nos exportateurs canadiens», a indiqué le chef du parti, Erin O’Toole, en entrevue à LCN.

Si M. O’Toole indique toutefois qu’il attendra de voir la teneur du projet de loi avant d’y donner son aval.

«C’est le temps d’avoir un plan parce que la grève est une crise pour notre économie, particulière notre économie au Québec», dit-il.

Le chef des Conservateurs n’a pas caché son mécontentement envers la gestion du gouvernement Trudeau dans ce dossier qu’il a qualifié de «toujours lent».

«Il y a un mois, on a demandé un plan au gouvernement Trudeau (...) parce que c’était le temps de mettre de la pression sur les parties avec un médiateur, avec une approche sérieuse avant une grève», explique Erin O’Toole, martelant que «comme d’habitude, le gouvernement Trudeau va avoir un plan seulement après une crise».

Dimanche, le député du néo-démocrate de Rosemont-La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, avait jugé sur nos ondes que la mesure du gouvernement était «précipitée».

«Les travailleurs et travailleuses comme débardeurs au port de Montréal ont des droits et ont le droit d’exercer des moyens de pression», avait-il estimé.

En brandissant le spectre d’un projet de loi spéciale, M. Boulerice avait fait savoir qu’Ottawa brimait les droits des travailleurs.

«[Le gouvernement] vient de déstabiliser le rapport de force à la table de négociations. Il vient de se placer du côté patronal», disait-il.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, accuse pour sa part le gouvernement de «dormir au gaz depuis des mois». L'application d'une loi spéciale n'est pas la solution, dit-il en appelant le premier ministre Justin Trudeau à faire preuve de leadership.

«La solution porte qu'il n'y ait pas de grève au port, ce n'est pas une loi spéciale, laquelle est un aveu d'incompétence et de manque de leadership, c'est deux coups de téléphone, l'autorité du premier ministre et dire au monde ''fini les niaiseries''.

Malgré tout, les Libéraux espèrent faire adopter leur loi spéciale en une semaine.

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