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Une étude pour préparer la découverte de l'espace interstellaire

ESA & NASA/WENN

Une étude financée par la NASA prépare le lancement d'une sonde pour étudier la bulle protectrice qu'apporte le soleil au système solaire et explorer ensuite l'espace interstellaire qui s'étend au-delà, selon des présentations scientifiques effectuées lundi.

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La «Sonde interstellaire ira dans l'espace interstellaire local, qui est inconnu, et que l'humanité n'a jamais encore atteint», a dit dans un communiqué Elena Provornikova, une des responsables du Laboratoire de physique appliquée de l'Université Johns Hopkins, qui mène l'étude.

Cette zone s'étend bien au-delà de l'héliosphère, la bulle protectrice de particules et de champs magnétiques créés par le Soleil, contre laquelle échouent les particules hautement énergétiques des rayons venant du cosmos.

Elle a été franchie par seulement deux sondes, Voyager 1 et Voyager 2, en 2011 et 2018, après un voyage de plusieurs dizaines d'années. Mais les deux jumelles, qui n'étaient pas destinées initialement à s'engager dans un tel périple, arrivent en bout de course.

La sonde imaginée par le Johns Hopkins, avec la bénédiction de la NASA, est à la mesure de l'enjeu.

Sa batterie d'instruments permettra d'étudier les mécanismes gouvernant l'héliosphère, et notamment l'activité solaire et le milieu interstellaire. 

Les scientifiques responsables de l'étude, qui envisagent un départ dans les années 2030, prévoient que l'engin puisse voyager à plus de 130 000 km/h, selon une présentation de Pontus Brandt, responsable scientifique du laboratoire de Johns Hopkins. 

Avec une vitesse du double de Voyager 1, il atteindrait la limite de l'héliosphère en seize ans. Avant de s'enfoncer dans le vide intersidéral jusqu'à plus de 150 milliards de kilomètres de la planète bleue.