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Premier décès lié au vaccin AstraZeneca au Québec

Une première Québécoise est décédée d'une thrombose cérébrale après avoir reçu une dose du vaccin d'AstraZeneca, a annoncé mardi le Dr Horacio Arruda. Cet événement tragique ne remet toutefois pas en question la stratégie de Québec.

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«C'est un événement qui est rare. On savait que ça risquait d'arriver. On a à peu près un risque de 1 par 100 000 doses. À date, actuellement, c'est le premier décès. Je pense que c'est le premier décès qui a été déclaré au Canada, à ma connaissance», a déclaré le directeur national de la Santé publique, après avoir offert ses sympathies à la famille. 

«Je suis triste de savoir qu'une femme de 54 ans, en pleine forme, soit décédée parce qu'elle a été vaccinée, a confié le premier ministre François Legault. C'est dur à prendre, en même temps, bien, on le savait, puis on avait une expérience ailleurs dans le monde où on disait: il y a un risque une fois sur 100 000.» 

Baisse de l’âge minimal    

Québec avait suspendu l’administration de l’AstraZeneca aux moins de 55 ans, fin mars – en raison de thromboses détectées en Europe – avant de finalement fixer l’âge minimal à 45 ans la semaine dernière.  

Malgré ce premier décès, la Santé publique entend continuer d’utiliser le vaccin auprès des adultes de 45 ans et plus. Dr Horacio Arruda explique que les bénéfices contre la COVID-19 excèdent encore les dangers de développer une thrombose. « N'oubliez pas qu'ici on est en balance de risque, hein? La maladie, elle donne aussi ces complications-là », fait-il valoir.  

«Quand on voit ce genre d'histoire, ça nous touche puis on aurait rien que le goût de faire un ‘‘hug’’ à la famille en comprenant qu'elle n'est pas allée se faire vacciner pour mourir, mais c'est rare puis on ne peut pas le prévoir, mais le vaccin demeure encore, pour l'ensemble du Québec, un grand bénéfice», a ajouté Dr Arruda. 

400 000 personnes immunisées    

À ses côtés, le ministre de la Santé a souligné que quatre cas de complications liés au vaccin d’AstraZeneca ont été signalés au Québec, sur 400 000 doses. 

«Ça fait qu'on est exactement, malheureusement, dans la moyenne, mais on a quand même réussi à vacciner 400 000 personnes qui ont moins de chance d'avoir la COVID», dit Christian Dubé.  

La semaine dernière, le Comité consultatif national sur l’immunisation, qui relève du fédéral, a recommandé d’abaisser à 30 ans l’âge minimal d’administration du vaccin d’AstraZeneca.  

Le Québec n’a pas suivi cette recommandation à ce jour, mais Dr Arruda rappelle que la décision dépend toujours de la situation épidémiologique dans la province. «Si on avait eu beaucoup plus de cas au Québec, on aurait pu descendre plus bas, jusqu'à 30, comme d'autres provinces», a-t-il expliqué. 

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